Frise chronologique
1215
Première mention écrite
Première mention écrite
1215 (≈ 1215)
Église citée dans les archives (base Mérimée).
XIIIe siècle (vers 1250)
Agrandissement de la nef
Agrandissement de la nef
XIIIe siècle (vers 1250) (≈ 1350)
Ajout du portail gothique et du clocher-tour.
1644
Construction chapelle Saint-Mathurin
Construction chapelle Saint-Mathurin
1644 (≈ 1644)
Chapelle aujourd’hui disparue, érigée par accord seigneurial.
1690
Porte défensive gravée
Porte défensive gravée
1690 (≈ 1690)
Inscription « D.O.M. ET B.A. PETRO » à la base du clocher.
1870
Surélévation du clocher
Surélévation du clocher
1870 (≈ 1870)
Travaux menés par l’abbé Izorche (+4 mètres).
1887
Installation des vitraux
Installation des vitraux
1887 (≈ 1887)
Œuvre du maître verrier Sacreste aîné (Le Puy).
26 février 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
26 février 1997 (≈ 1997)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 853) : inscription par arrêté du 26 février 1997
Personnages clés
| Gilibert de Massaut - Grand archidiacre de Cahors et recteur |
Recteur de l’église en 1536-1537. |
| Pierre de Massaut - Seigneur et frère de Gilibert |
Constructeur du château de Lagrezette. |
| Abbé Izorche - Curé de Goujounac |
Responsable de la surélévation du clocher (1870). |
| Jean Gabriel Achille Rodolosse - Architecte départemental |
Auteur du projet de fausse-voûte (1881). |
| Sacreste aîné - Maître verrier (Le Puy) |
Créateur des vitraux installés en 1887. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-ès-Liens de Goujounac, située dans le Lot en Occitanie, trouve ses origines au XIIe siècle. Le tympan roman visible sur le flanc sud, datant de la seconde moitié du XIIe ou du début du XIIIe siècle, appartenait à la première église, réduite à sa partie orientale. Une mention écrite de l'édifice apparaît en 1215, bien que des traces architecturales suggèrent une existence antérieure. L'église était alors rattachée à un prieuré, dont subsistent des vestiges au nord.
Au XIIIe siècle, la nef est agrandie vers l'ouest, dotée d'un portail gothique surmonté d'une rose et d'un pignon, tandis qu'un clocher-tour est ajouté. Un portail sud est percé, réutilisant le tympan roman, et une fenêtre de l'abside est élargie. En 1644, une chapelle dédiée à saint Mathurin est construite contre le mur nord, aujourd'hui disparue. Des aménagements défensifs sont réalisés aux XVIe et XVIIe siècles, comme une porte gravée « D.O.M. ET B.A. PETRO 1690 » à la base du clocher.
Les transformations se poursuivent aux XVIIIe et XIXe siècles : suppression des éléments défensifs, surélévation du clocher de 4 mètres en 1870 par l'abbé Izorche, et remplacement en 1881 d'un plafond de planches par une fausse-voûte. En 1887, de nouveaux vitraux signés « Sacreste aîné Le Puy » sont installés. L'édifice, marqué par son retable du XVIIIe siècle et son histoire médiévale, est inscrit aux monuments historiques en 1997.
Parmi les figures liées à l'église, Gilibert de Massaut, grand archidiacre de Cahors et recteur en 1536-1537, se distingue. Son frère, Pierre de Massaut, est connu pour avoir construit le château de Lagrezette. Ces éléments soulignent le rôle central de l'église dans la vie religieuse et sociale de Goujounac à travers les siècles.