Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction du transept
Construction du transept
XIIIe siècle (≈ 1350)
Partie médiévale originale de l’église.
XVIe siècle
Achèvement de l’édifice
Achèvement de l’édifice
XVIe siècle (≈ 1650)
Période majeure de construction et décoration.
2 février 1814
Dégâts lors de la retraite de Napoléon
Dégâts lors de la retraite de Napoléon
2 février 1814 (≈ 1814)
Boulets endommagent le clocher après La Rothière.
1857
Démontage du clocher
Démontage du clocher
1857 (≈ 1857)
Risque d’effondrement après les dégâts.
1865
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1865 (≈ 1865)
Restauration avec deux piliers refaits.
1982
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1982 (≈ 1982)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AE 190) : inscription par arrêté du 21 décembre 1982
Personnages clés
| Jehan de Molins - Personnage inhumé |
Dalle funéraire datée de la fin du XIIIe. |
| Dame Gillebert - Personnage inhumé |
Dalle funéraire de 1299 dans l’église. |
| Jules Cathelin - Sculpteur |
Auteur de l’autel installé en 1880. |
| Mme Françoise Eugénie Desplanche - Donatrice |
Finança l’autel et des statues en 1877. |
| M. Royer - Artisan local |
Réalisa chaire et boiseries en 1891. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-ès-Liens, située à Lesmont dans le département de l'Aube (Grand Est), est un édifice religieux construit partiellement au XIIIe siècle (transept) et achevé au XVIe siècle. Elle dépendit initialement de l’abbaye de Montier-en-Der, puis fut partagée entre le curé, l’abbaye de Basse-Fontaine et le seigneur de Lesmont, qui se répartissaient les dîmes. Son architecture en croix latine et son vocable (saint Pierre-ès-Liens) en font un témoignage des évolutions religieuses et architecturales locales.
Lors de la campagne de France en 1814, l’église subit des dégâts collatéraux lors de la retraite de Napoléon après la bataille de La Rothière : des boulets de canon endommagèrent le clocher, déjà fragilisé. Celui-ci, menaçant de s’effondrer, fut démonté en 1857 puis reconstruit en 1865 après la consolidation de deux piliers et voûtes. Les trois cloches, dont Marie Anne (1772) toujours intacte, furent restaurées ou refondues. Le clocher, endommagé à plusieurs reprises par des intempéries (1925, 1960, 1992), bénéficia d’un parafoudre après sa dernière réfection.
L’édifice abrite des éléments patrimoniaux majeurs : une cuve baptismale octogonale, des dalles funéraires des XIIIe et XIVe siècles (Jehan de Molins, dame Gillebert), des statues du XVIe siècle (saint Pierre, Vierge-mère), et des vitraux dont un Dormition de la Vierge (XVIe siècle, restauré en 1925). La chaire, les boiseries (1891) et l’autel (1880, œuvre de Jules Cathelin) illustrent les ajouts des XIXe et XXe siècles. L’église, inscrite aux Monuments Historiques en 1982, reste un symbole du patrimoine religieux et historique de l’Aube.
Les restaurations successives, notamment à la fin du XIXe et début du XXe siècle, ont préservé son intégrité malgré les conflits et aléas climatiques. Aujourd’hui, elle conserve des traces de son passé médiéval, de ses liens avec les abbayes locales, et des marques des bouleversements du XIXe siècle, tout en servant toujours de lieu de culte et de mémoire collective.