Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse dans le Tarn-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse

    8 Avenue de la Sorbonne
    82800 Nègrepelisse
Propriété de la commune
Église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse
Église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse
Église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse
Église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse
Église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse
Église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1097
Construction initiale
1460
Reconstruction et clocher
1622
Destruction partielle
1645
Reconstruction post-guerres
1811
Foudre sur le clocher
1866-1869
Reconstruction par Bourdais
1902
Décors peints par Léris
11 décembre 2009
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. G 428) : classement par arrêté du 11 décembre 2009

Personnages clés

Jules Bourdais - Architecte Reconstruit la nef (1866-1869) avec colonnes en fonte.
Abbé Léris - Peintre Auteur des décors peints en 1902.
Dominique Rigaud - Verrier Créateur des vitraux toulousains de l’église.
Charles-Henri Émile Blanchard - Peintre Auteur d’une crucifixion inspirée de Rubens.
Comtes de Bruniquel - Donateurs initiaux Cèdent Nègrepelisse à l’abbaye de Moissac en 1097.

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse trouve ses origines au XIe siècle, lorsque les comtes de Bruniquel cèdent le village à l'abbaye de Moissac en 1097. Cette dernière y construit une première église, transférée à l'évêque de Cahors en 1270. L’édifice est entièrement reconstruit en 1460, marquant l’émergence de son célèbre clocher de style toulousain, haut de 49 mètres, qui survivra aux guerres de Religion malgré la destruction partielle de l’église en 1622 par les troupes de Louis XIII. Seul le clocher, qualifié de « joyau archéologique », et le portail flamboyant échappent aux ravages.

Au XVIIe siècle, l’église est reconstruite en 1645 selon un plan à nef unique et chevet plat, intégrant les chapelles latérales. Le clocher, préservé pour son exceptionnelle valeur patrimoniale, domine toujours le paysage avec ses 145 mètres d’altitude. Frappé par la foudre en 1811, son sommet perd une partie de son éclat originel. Son style, inspiré des modèles toulousains comme celui de la basilique Saint-Sernin, en fait un symbole architectural régional, comparable aux clochers de Caussade et Montricoux.

Une reconstruction majeure est entreprise entre 1866 et 1869 sous la direction de l’architecte Jules Bourdais, diplômé de l’École Centrale. Innovante pour l’époque, la nef intègre des colonnes en fonte, améliorant la visibilité intérieure. L’église adopte alors un style néo-gothique, typique de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1902, l’abbé Léris réalise des décors peints, tandis que Dominique Rigaud, verrier toulousain, conçoit les vitraux. Une scène de crucifixion, peinte par Charles-Henri Émile Blanchard et inspirée de Rubens, orne l’intérieur.

Classée Monument Historique le 11 décembre 2009, l’église incarne aujourd’hui un mélange unique de périodes architecturales : médiévale par son clocher, moderne par ses structures en fonte, et artistique par ses décors du XXe siècle. Son emplacement, à la croisée de l’ancienne porte Saint-Blaise et du centre de la bastide, souligne son rôle central dans l’histoire urbaine de Nègrepelisse.

Liens externes