Église Saint-Pierre-ès-Liens de Pannes dans le Loiret
Patrimoine classéPatrimoine religieuxEglise
Église Saint-Pierre-ès-Liens de Pannes
2-230 Rue de l'Église
45700 Pannes
Crédit photo : Frank SELESNIEW (Mariedofra) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
800
…
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
VIIe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale VIIe siècle (≈ 750)
L'abbaye de Ferrières fonde l'église desservant un prieuré.
Fin du XIe siècle
Construction d'un édifice neuf
Construction d'un édifice neuf Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Construction d'un nouvel édifice après le don de reliques de saint Pierre.
1er quart XIIe siècle
Achèvement de la reconstruction
Achèvement de la reconstruction 1er quart XIIe siècle (≈ 1225)
Achèvement de la reconstruction avec le soubassement et les niveaux du clocher.
4e quart XVe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef 4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Reconstruction de la nef et ajout d'un portail flamboyant.
3e quart XVIIIe siècle
Modifications majeures
Modifications majeures 3e quart XVIIIe siècle (≈ 1862)
Remplacement du chevet roman et agrandissement des arcades et baies.
2e moitié XIXe siècle
Voûtement et restauration
Voûtement et restauration 2e moitié XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout de voûtes en briques et plâtre, et démolition du porche.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre-ès-Liens (cad. ZD 29) : inscription par arrêté du 27 octobre 1987
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre-ès-Liens
Au VIIe siècle, l'abbaye de Ferrières fonda l'église, qui desservait alors un prieuré. À la fin du XIe siècle, le don par le pape au seigneur local de reliques de saint Pierre provoqua la construction d'un édifice neuf, réalisé en remployant des matériaux de l'église antérieure. Vers 1120, la reconstruction est achevée ; de cette période subsistent le soubassement et les premier et second niveaux du clocher. Après la guerre de Cent Ans et jusqu'au début du XVIe siècle, la nef est reconstruite et dotée d'un portail occidental de style flamboyant. Conçue à l'origine pour être voûtée, la nef reçut finalement une simple charpente lambrissée avec poinçons et entraits apparents, tandis que les bas-côtés restèrent initialement inachevés. Une troisième campagne de travaux intervient en 1765 : lors de l'installation d'un retable en marbre, le chevet roman plat est remplacé par un mur-pignon aveugle, et les arcades romanes des chapelles latérales, l'arc triomphal et les baies de la nef sont agrandis. Un porche occidental est construit, mutilant alors le portail flamboyant. En 1862, des voûtes en briques et plâtre sont lancées sur les arrachements des nervures en pierre laissés en attente, et les bas-côtés primitivement charpentés adoptent le même type de voûtement. Ce voûtement repose, du côté des murs-gouttereaux, sur des culs-de-lampe moulurés à décor de feuillages et de personnages, et, du côté de la nef, sur des culs-de-lampe sculptés du début du XVIe siècle représentant les péchés capitaux. En 1884, la démolition du porche est décidée.