Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Deux fenêtres romanes subsistantes.
XVe siècle
Rénovation gothique
Rénovation gothique
XVe siècle (≈ 1550)
Fenêtres, charpente, peintures murales ajoutées.
1769
Ajout du porche
Ajout du porche
1769 (≈ 1769)
Porche en pans de bois érigé.
1914
Abandon du lieu
Abandon du lieu
1914 (≈ 1914)
Église désaffectée cette année.
17 février 1997
Classement MH
Classement MH
17 février 1997 (≈ 1997)
Inscrite aux monuments historiques.
1999
Dégâts tempêtes
Dégâts tempêtes
1999 (≈ 1999)
Endommagée lors d’intempéries.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, y compris son décor peint (cad. H 103) : inscription par arrêté du 17 février 1997
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Denis de Douet-Arthus, située dans le hameau du Douet-Arthus (aujourd’hui rattaché à Heugon, commune de La Ferté-en-Ouche), est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Deux fenêtres romanes subsistent de cette période initiale. L’église fut profondément remaniée au XVe siècle, comme en témoignent ses fenêtres en arc brisé, son plafond en charpente apparente et ses peintures murales, dont une danse macabre et une crucifixion, datées du milieu de ce siècle. Son plan simple, à nef unique, reflète une architecture sobre mais caractéristique des églises rurales normandes.
Au XVIIIe siècle, un porche en pans de bois fut ajouté (1769), marquant une dernière phase de transformation majeure. L’église connut un déclin au XXe siècle : abandonnée en 1914, elle échappa de peu à la destruction en 1927. Malgré des dégâts causés par la tempête de 1999, elle fut protégée par une inscription aux monuments historiques le 17 février 1997, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Une source voisine, réputée pour guérir les troubles oculaires, ajoute une dimension légendaire au site.
L’édifice appartient aujourd’hui à la commune de La Ferté-en-Ouche (département de l’Orne). Son décor peint, incluant la danse macabre, en fait un témoignage rare de l’art médiéval normand. Les modifications successives — romane, gothique flamboyant, puis ajouts classiques — illustrent l’évolution architecturale et culturelle de la région sur près de sept siècles.