Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Aumale en Seine-Maritime
Patrimoine classéPatrimoine religieuxEglise Renaissance et néo-RenaissanceArchitecture gothique flamboyant
Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Aumale
4-8 Rue du Vieux Cimetière
76390 Aumale
Crédit photo : Photographer: Pol Mayer - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1508
Début de la construction
Début de la construction 1508 (≈ 1508)
Début de la construction de l'église après la destruction de la cité en 1472.
1508-1608
Construction de l'église
Construction de l'église 1508-1608 (≈ 1558)
Construction de l'église en style Renaissance avec des éléments de gothique flamboyant.
1610
Achèvement de l'édifice
Achèvement de l'édifice 1610 (≈ 1610)
Fin des travaux de construction de l'église après les guerres de Religion.
1738
Disparition du jubé
Disparition du jubé 1738 (≈ 1738)
Le jubé de l'église est démoli cette année-là.
1862
Classement historique
Classement historique 1862 (≈ 1862)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
1890-1893
Restauration de la nef
Restauration de la nef 1890-1893 (≈ 1892)
Importante restauration de la nef menée par l'architecte Lefort.
1940
Bombardements subis
Bombardements subis 1940 (≈ 1940)
L'église a souffert des bombardements durant cette année.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
Charles le Téméraire
Duc de Bourgogne dont les troupes ont détruit la cité en 1472.
Jean Goujon
Sculpteur attribué au portail sud de l'église.
Lefort
Architecte responsable de la restauration de la nef à la fin du XIXe siècle.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Aumale, en Seine‑Maritime, est bâtie en pierre et craie dans un mélange de gothique flamboyant et de Renaissance. La cité ayant été détruite en 1472 par les troupes de Charles le Téméraire, un nouvel édifice est entrepris à partir de 1508 ; les travaux sont interrompus par les guerres de Religion et l'achèvement est daté de 1610. Après ces troubles, le couvrement de la nef est réalisé dans un style renaissant, avec des piles monocylindriques, des chapiteaux circulaires et un plafond en bois. Le jubé disparaît en 1738. Classée au titre des monuments historiques en 1862, l'église subit ensuite une importante restauration de la nef menée par l'architecte Lefort de 1890 à 1893, qui lui donne un aspect proche de celui du chœur, avec des piliers prismatiques sans chapiteaux, des fenêtres à réseaux flamboyants et des voûtes nervées. L'édifice a souffert des bombardements de 1940. Longue de 51,80 m, l'église présente un chœur haut de 25 m et une tour Renaissance qui s'élève à 46 m. Le portail sud est attribué à Jean Goujon. Le pignon du transept conserve un vitrail du début du XVIe siècle illustrant la légende de saint Nicolas avec des anges musiciens ; l'intérieur abrite également une chaire du XVIIe siècle, ainsi qu'un maître-autel et des fonts baptismaux du XIXe siècle.