Première mention du monastère milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Possession de l’abbaye d’Aurillac documentée.
1365
Érection en prieuré conventuel
Érection en prieuré conventuel 1365 (≈ 1365)
Par le pape Urbain V, dépendant de Saint-Victor.
1580
Destructions par les Protestants
Destructions par les Protestants 1580 (≈ 1580)
Endommagée pendant les guerres de Religion.
XVe–XVIe siècle
Construction des clochers
Construction des clochers XVe–XVIe siècle (≈ 1650)
Modifications majeures de la structure.
13 septembre 1920
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 septembre 1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 13 septembre 1920
Personnages clés
Urbain V - Pape (1362–1370)
Érige le prieuré en 1365.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Ispagnac, située dans le département de la Lozère en région Occitanie, est un édifice religieux dont les origines remontent aux XIIe et XVe siècles. Elle illustre une architecture hybride, combinant des éléments romans (nef, abside semi-circulaire) et des ajouts gothiques tardifs, notamment ses deux clochers distincts : l’un octogonal dominant la croisée du transept, l’autre carré en façade ouest. Classée Monument Historique depuis 1920, elle témoigne d’un patrimoine religieux préservé, marqué par des restaurations successives aux XVIIe, XVIIIe et XXe siècles.
Selon la tradition locale, l’église aurait été bâtie sur l’emplacement d’un ancien temple druidique, bien que cette hypothèse reste invérifiable. Historiquement, elle était rattachée à un monastère cité dès le milieu du XIIe siècle comme possession de l’abbaye d’Aurillac. En 1365, le pape Urbain V érige le prieuré d’Ispagnac en prieuré conventuel, le plaçant sous la dépendance de l’abbaye bénédictine Saint-Victor de Marseille. L’édifice subit des dégâts majeurs en 1580 lors des guerres de Religion, avant d’être restauré à plusieurs reprises, notamment après les destructions protestantes. Son plan orienté, incluant un transept à croisillons arrondis et une coupole octogonale nervée, reflète son évolution architecturale.
Les objets mobiliers de l’église, référencés dans la base Palissy, ainsi que sa structure (nef à bas-côtés, absidioles voûtées en cul-de-four) soulignent son importance patrimoniale. Les clochers, datés des XVe–XVIe siècles, constituent les principales modifications apportées à l’édifice roman initial. Aujourd’hui propriété communale, l’église reste un symbole du riche passé religieux et architectural du Gévaudan, intégré au paysage historique de l’Occitanie.