Frise chronologique
1429
Passage de Jeanne d'Arc
Passage de Jeanne d'Arc
1429 (≈ 1429)
Communion dans l'ancienne église.
XVe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XVe siècle (≈ 1550)
Flèche en pierre haute de 45 mètres.
1615
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1615 (≈ 1615)
Travaux documentés sur la structure.
XVIe siècle
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle
XVIe siècle (≈ 1650)
Style gothique flamboyant homogène.
1789 (Rvolution française)
Acquisition des boiseries de Chaalis
Acquisition des boiseries de Chaalis
1789 (Rvolution française) (≈ 1789)
Rachat après dissolution de l'abbaye.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Parmi les premiers en France.
1902
Classement des boiseries
Classement des boiseries
1902 (≈ 1902)
Œuvres provenantes de l'abbaye de Chaalis.
1996
Réorganisation paroissiale
Réorganisation paroissiale
1996 (≈ 1996)
Rattachement à Notre-Dame-de-la-Visitation du Haudouin.
2012
Classement du retable
Classement du retable
2012 (≈ 2012)
Retable du maître-autel du XVIIIe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Jeanne d'Arc - Figure historique et religieuse |
Aura communié dans l'ancienne église. |
| Louis Graves - Historien local (XIXe siècle) |
A critiqué son architecture en 1841. |
| Chanoine Louis Pihan - Historien et chanoine |
A décrit les boiseries et l'architecture. |
| Eugène Müller - Historien et archiviste |
A étudié les boiseries de Chaalis. |
| Duc de Clermont - Noble du XVe siècle |
Accompagnait Jeanne d'Arc en 1429. |
| Duc Jean II d'Alençon - Noble du XVe siècle |
Présent avec Jeanne d'Arc en 1429. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Baron, située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France, est un édifice gothique flamboyant construit presque entièrement au XVIe siècle. Son clocher, datant du XVe siècle avec une flèche en pierre de 45 mètres, est la partie la plus ancienne. L'intérieur, d'une rare homogénéité, se distingue par ses piliers ondulés, ses voûtes élégantes et ses boiseries du XVIIIe siècle provenant de l'abbaye de Chaalis, détruite après la Révolution française. Ces boiseries, classées en 1902, ornent le chœur et représentent des motifs religieux et allégoriques.
L'église est célèbre pour son lien avec Jeanne d'Arc, qui y aurait communié en 1429, bien que l'édifice actuel ait remplacé l'église d'origine. Classée parmi les premiers monuments historiques de France en 1840, elle a subi des dommages pendant la Seconde Guerre mondiale, nécessitant des réparations partielles. Malgré son importance architecturale, elle n'a jamais fait l'objet d'une étude détaillée, et son histoire reste mal documentée. Aujourd'hui, elle dépend de la paroisse Notre-Dame-de-la-Visitation du Haudouin et accueille des messes dominicales un dimanche sur deux.
Le mobilier de l'église inclut des éléments remarquables comme un retable du XVIIIe siècle, une statue de la Vierge à l'Enfant du XIVe siècle, et des fonts baptismaux de la Renaissance. Le transept, plus long que la nef, et le chœur, aussi long que celle-ci, illustrent l'ambition architecturale de l'édifice. Les vitraux, aujourd'hui disparus, représentaient autrefois des figures religieuses comme sainte Protaise. Malgré son classement précoce, l'église reste méconnue et nécessite des restaurations pour préserver ses voûtes fragilisées.
L'extérieur de l'église, sobre à l'exception de la façade méridionale richement décorée, présente un portail sud particulièrement remarquable, orné de sculptures et de motifs gothiques tardifs. Le chevet, partiellement visible depuis la rue du Cimetière, et le clocher, restauré en 1615, témoignent de l'évolution architecturale de l'édifice. Les gargouilles et les pinacles ajoutent à son caractère monumental, tandis que l'absence de fenêtres hautes dans la nef renforce l'unité visuelle de l'intérieur.
Sous l'Ancien Régime, Baron était un bourg d'importance, relevant du diocèse de Senlis. La suppression de ce diocèse pendant la Révolution a entraîné le rattachement de la paroisse à celui de Beauvais, puis d'Amiens, avant son retour à Beauvais en 1822. L'église, autrefois paroisse indépendante, est aujourd'hui affiliée à un secteur paroissial plus large, reflétant les réorganisations ecclésiastiques modernes. Son entretien et sa préservation restent un enjeu pour la commune, propriétaire du monument.