Frise chronologique
1130
Première mention de l'église
Première mention de l'église
1130 (≈ 1130)
Donation par Izarn de Luzech au chapitre de Cahors.
1151
Construction d'une chapelle
Construction d'une chapelle
1151 (≈ 1151)
Attribuée à Dorde de Luzech.
1254
Passage sous collation épiscopale
Passage sous collation épiscopale
1254 (≈ 1254)
Gestion transférée à l'évêque.
vers 1520
Reconstruction du chevet et chapelles
Reconstruction du chevet et chapelles
vers 1520 (≈ 1520)
Ajout d'éléments Renaissance au décor.
XVIe siècle
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
XVIe siècle (≈ 1650)
Fenêtre armoriée et décor sculpté.
18 octobre 1979
Classement monument historique
Classement monument historique
18 octobre 1979 (≈ 1979)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 1122) : classement par arrêté du 18 octobre 1979
Personnages clés
| Izarn de Luzech - Donateur |
Cède l'église au chapitre de Cahors en 1130. |
| Dorde de Luzech - Commanditaire présumé |
Aurait bâti une chapelle en 1151. |
| Jan Tysievicz - Peintre |
Auteur d'un tableau (1848) dans l'église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Caillac, mentionnée pour la première fois en 1130, fut donnée au chapitre de la cathédrale de Cahors par Izarn de Luzech. Une chapelle y aurait été construite en 1151 par Dorde de Luzech. La nef romane, datée du XIIe siècle, est l’un des éléments les plus anciens de l’édifice. À partir de 1254, l’église passa sous la collation de l’évêque, marquant une transition dans son administration ecclésiastique.
Au début du XVIe siècle, le chœur, le chevet et les chapelles latérales furent reconstruits, intégrant des éléments décoratifs Renaissance. Le portail sud, d’origine romane, fut enrichi vers 1520 d’un décor sculpté d’arabesques, tandis que la sacristie, ajoutée au XVIe siècle, porte les traces d’une fenêtre armoriée bûchée. Ces transformations reflètent l’évolution stylistique et les influences artistiques locales, notamment celles du château Lagrézette.
Classée monument historique en 1979, l’église allie une nef unique couverte d’un plafond lambrissé à des voûtes d’ogives ornées de clefs armoriées. Le clocher, à deux étages d’arcades, et les décors peints du chœur, imitant des sculptures, témoignent de la richesse architecturale de l’édifice. Plusieurs objets mobiliers, dont un tableau de Jan Tysievicz (1848), complètent son patrimoine intérieur.
L’édifice conserve également des traces de son origine romane, comme l’archivolte extérieure du portail sud, ornée de billettes, tandis que les modifications des XVe et XVIe siècles, telles que les chapelles formant un faux transept, illustrent son adaptation aux besoins liturgiques et esthétiques des époques ultérieures.