Frise chronologique
1170
Donation à la cathédrale
Donation à la cathédrale
1170 (≈ 1170)
Géraud de Labarthe offre Donneville au chapitre.
XIIIe siècle
Construction du clocher-mur
Construction du clocher-mur
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifié avant la nef actuelle.
29 octobre 1469
Consécration de l'église
Consécration de l'église
29 octobre 1469 (≈ 1469)
Célébrée par Monseigneur de Balat.
1844
Reconstruction du porche
Reconstruction du porche
1844 (≈ 1844)
Modification majeure de l’entrée.
4 juin 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
4 juin 1993 (≈ 1993)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 291) : classement par arrêté du 4 juin 1993
Personnages clés
| Géraud de Labarthe - Évêque de Toulouse |
Propriétaire initial, donateur en 1170. |
| Monseigneur de Balat - Évêque consécrateur |
Consacre l’église en 1469. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Donneville, située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie, est un édifice gothique méridional dont la construction s'échelonne entre le XIIIe et le XVe siècle. Elle se caractérise par un clocher-mur datant du XIIIe siècle, antérieur à la nef et aux chapelles du XVe siècle, ainsi qu’un chevet polygonal éclairé par des vitraux. Son architecture homogène inclut une nef unique à deux travées, deux chapelles latérales peu saillantes, et un mobilier partiellement baroque et néo-gothique, reflétant des modifications ultérieures.
L’église est classée monument historique depuis 1993, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Son histoire est marquée par des événements tels que sa consécration en 1469 par Monseigneur de Balat, attestée par une inscription dans la chapelle nord, et des pillages lors des guerres de Religion. Le porche, refait en 1844, et les éléments défensifs comme les ferronneries du XVIIIe siècle témoignent de son évolution architecturale. À l’origine, Donneville appartenait à Géraud de Labarthe, évêque de Toulouse, qui en fit don au chapitre de la cathédrale en 1170.
L’intérieur de l’église révèle des détails artistiques notables : des culots sculptés aux motifs variés, des clés de voûte symbolisant les armoiries pontificales, et des nervures de voûte partiellement badigeonnées. La chapelle sud conserve des chapiteaux en pierre calcaire du XVe siècle, tandis que la nef, dallée de tommettes, présente des murs en brique recouverts d’enduit de chaux. Un escalier à vis en pierre, probablement du XVe siècle, mène au clocher et aux toitures tronconiques, soulignant l’ingéniosité des aménagements médiévaux.
Le mobilier, en partie daté du XVIIIe siècle, inclut une chaire à prêcher accessible par un corridor étroit et un escalier en bois, ainsi qu’un retable baroque dans le chevet. Les modifications successives, comme les reprises de maçonnerie ou les repeints récents, illustrent les adaptations de l’édifice au fil des siècles. Les vestiges d’une calade devant le porche évoquent l’existence ancienne d’un auvent, tandis que les ferronneries à fleur de lys et les écrous du XVIIIe siècle ornant la porte d’entrée rappellent son héritage artistique et historique.