Frise chronologique
1077
Première mention archivée
Première mention archivée
1077 (≈ 1077)
Don de dîme par Roger de Beaumont
1118
Incendie médiéval
Incendie médiéval
1118 (≈ 1118)
Destruction partielle par Henri Ier
1461-1483
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
1461-1483 (≈ 1472)
Travaux sous Louis XI après guerres
1592
Incendie par le duc de Parme
Incendie par le duc de Parme
1592 (≈ 1592)
Dégâts visibles dans les combles
1611
Fin des restaurations post-incendie
Fin des restaurations post-incendie
1611 (≈ 1611)
Date gravée sur la porte principale
1848-1865
Restauration majeure du XIXe siècle
Restauration majeure du XIXe siècle
1848-1865 (≈ 1857)
Modification des voûtes et fenêtres
1938
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1938 (≈ 1938)
Protection officielle de l’État
1944
Destructions pendant la Seconde Guerre mondiale
Destructions pendant la Seconde Guerre mondiale
1944 (≈ 1944)
Perte du campanile
2025
Risques structurels sur la tour clocher
Risques structurels sur la tour clocher
2025 (≈ 2025)
Accès restreint pour sécurité
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 6 août 1938
Personnages clés
| Roger de Beaumont (Roger à la Barbe) - Seigneur du Neubourg (XIe siècle) |
Premier donateur connu en 1077 |
| Henri Ier d'Angleterre - Roi d'Angleterre (1100-1135) |
Responsable de l’incendie de 1118 |
| Louis XI - Roi de France (1461-1483) |
Règne pendant la reconstruction gothique |
| Jacques-Eugène Barthélémy - Architecte diocésain (XIXe siècle) |
Supervise la restauration de 1848 |
| Jean Merlet - Architecte en chef des MH (XXe siècle) |
Dirige les réparations post-1944 |
| Nicolas Loir - Peintre (1624-1679) |
Auteur de *La Résurrection du Christ* |
| Jean Barillet - Maître-verrier (XXe siècle) |
Créateur des vitraux modernes (1960-1966) |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul du Neubourg, édifiée aux XVe et XVIe siècles, incarne le style gothique tardif en Normandie. Son histoire débute avant le XIe siècle, avec une première mention en 1077 lorsque Roger de Beaumont, seigneur local, cède une partie de la dîme de sa forêt de Brionne. L’édifice primitif, endommagé par un incendie en 1118 lors des raids d’Henri Ier, est partiellement restauré au XIIIe siècle, comme en témoignent les bases des piliers du chœur. La guerre de Cent Ans aggrave son état : après les incendies de 1447 et 1449, une reconstruction majeure est entreprise entre 1461 et 1483 sous Louis XI, donnant naissance à l’église actuelle, marquée par ses deux tours de façade inachevées.
Au XVIe siècle, les troubles persistent : en 1592, les troupes du duc de Parme incendient l’église pendant les guerres de Religion. Les réparations s’achèvent en 1611, comme l’indique la porte principale, et le XVIIe siècle voit l’ajout d’un mobilier baroque. L’église, siège des élections pour les états généraux de 1789, échappe aux destructions révolutionnaires et récupère même des éléments de l’abbaye Saint-Jean. Au XIXe siècle, une restauration majeure (1848-1865) modifie les voûtes et les fenêtres, tandis que Jacques-Eugène Barthélémy, architecte diocésain, supervise les travaux.
Les XXe et XXIe siècles apportent de nouveaux défis. Endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale (disparition du campanile en 1944), l’église est restaurée dans les années 1950 sous la direction de Jean Merlet, architecte en chef des Monuments historiques. Les vitraux du XIXe siècle (inspirés de Saint-Ouen de Rouen) et ceux de Jean Barillet (XXe siècle) ornent aujourd’hui l’intérieur. En 2025, des risques structurels sur la tour clocher limitent son accès, rappelant la fragilité de ce patrimoine classé depuis 1938.
Parmi les trésors de l’église figure La Résurrection du Christ, tableau de Nicolas Loir (1624-1679), peintre du XVIIe siècle. Les vitraux modernes, comme ceux de l’atelier Barillet (1960-1966), dialoguent avec les vestiges médiévaux, illustrant une histoire architecturale et artistique pluriséculaire.