Frise chronologique
1351
Première mention écrite
Première mention écrite
1351 (≈ 1351)
Compte de décimes du diocèse de Glandèves
XVIIe siècle
Modification de la nef
Modification de la nef
XVIIe siècle (≈ 1750)
Allongement pour le clocher-tour
1815
Recouvrement des pierres
Recouvrement des pierres
1815 (≈ 1815)
Enduit de chaux masquant l’appareil
1846-1858
Transformation de la chapelle
Transformation de la chapelle
1846-1858 (≈ 1852)
Devenue sacristie
25 octobre 1971
Classement monument historique
Classement monument historique
25 octobre 1971 (≈ 1971)
Inscription à l’inventaire supplémentaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul ou Sainte-Marie-Magdeleine (cad. E 60) : inscription par arrêté du 25 octobre 1971
Personnages clés
| Féraud - Historien bas-alpin |
Critique des modifications du XIXe siècle |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (ou Sainte-Marie-Magdeleine) est un édifice roman du XIVe siècle, situé à Castellet-lès-Sausses, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Construite au sommet du village, elle surplombe la vallée du Var de 300 mètres. Mentionnée pour la première fois en 1351 dans un compte de décimes du diocèse de Glandèves, elle dépendait alors de l’abbaye piémontaise San Dalmazzo da Pedona. Son architecture combine une nef de trois travées voûtées en berceau brisé, une abside en cul-de-four et un clocher-tour ajouté ultérieurement.
L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1971, présente des traces de remaniements successifs. La première travée de la nef fut allongée au XVIIe siècle pour supporter le clocher, tandis qu’une chapelle latérale, transformée en sacristie entre 1846 et 1858, fut ajoutée sur le mur nord. En 1815, un enduit de chaux recouvrit les pierres de taille, masquant leur apparence d’origine. Les visites pastorales signalent aussi des réparations mineures au XIXe siècle, comme la réfection de l’angle nord-ouest du clocher.
L’église, entourée d’un cimetière et d’un parvis, illustre l’architecture religieuse médiévale provençale. Son abside, désaxée par rapport à la nef, suggère une construction en plusieurs phases ou une adaptation à un projet initial différent. Malgré des modifications (crépissage, ajout du clocher), elle conserve des éléments romans caractéristiques, comme les voûtes en berceau brisé et son implantation stratégique en hauteur, typique des villages perchés de la région.