Frise chronologique
1164
Première mention écrite
Première mention écrite
1164 (≈ 1164)
Bulle papale d'Alexandre III citant l'église.
années 1220
Construction initiale
Construction initiale
années 1220 (≈ 1220)
Édification attribuée à cette période par La Thaumassière.
1487
Incendie et effondrement
Incendie et effondrement
1487 (≈ 1487)
Voûtes détruites, mur nord reconstruit ensuite.
29 juin 1547
Foudre sur le clocher
Foudre sur le clocher
29 juin 1547 (≈ 1547)
Dégâts causés par la foudre.
début XVIe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure
début XVIe siècle (≈ 1604)
Voûtes refaites, chapelles ajoutées.
9 décembre 1929
Classement MH
Classement MH
9 décembre 1929 (≈ 1929)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (cad. IM 155): classement par arrêté du 9 décembre 1929
Personnages clés
| Zacarie le Guillard - Banquier et donateur légendaire |
Aurait financé la construction après sa conversion. |
| Saint Antoine de Padoue - Missionnaire franciscain |
Associé à la légende de la conversion. |
| Simon de Sully - Archevêque de Bourges |
A consacré l'église selon la tradition. |
| Gaspard Thaumas de La Thaumassière - Historien du Berry |
A daté la construction vers 1220. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-le-Guillard, située à Bourges dans le département du Cher, est mentionnée dès 1164 sous le nom d'« ecclesia sancti Petri Jaillardi » dans une bulle papale d'Alexandre III. Elle appartenait alors au monastère Saint-Hippolyte. L'édifice actuel, construit dans les années 1220 selon Gaspard Thaumas de La Thaumassière, est associé à une légende locale : saint Antoine de Padoue aurait converti un riche banquier juif, Zacarie le Guillard, après qu'une mule se soit inclinée devant le Saint Sacrement. Ce dernier aurait financé la construction, et l'église fut consacrée par l'archevêque Simon de Sully.
Au XVe siècle, l'église fut dotée de chapelles latérales et d'une chapelle rayonnante supplémentaire. Un incendie en 1487, qui ravagea la moitié de Bourges, provoqua l'effondrement des voûtes du vaisseau central et du bas-côté nord. Le mur nord fut reconstruit, et une charpente apparente fut installée, toujours visible aujourd’hui. Au début du XVIe siècle, une restauration modifia les fenêtres hautes et ajouta deux chapelles, dont celle du Sacré-Cœur. La foudre frappa le clocher en 1547, et un vent violent le renversa en 1707.
L'édifice subit plusieurs transformations : en 1674, une chapelle latérale devint sacristie, et en 1827-1830, les arcs-boutants furent reconstruits, tout comme cinq baies. Le retable du XVIIe siècle, masquant le sanctuaire, fut détruit en 1855. Classée monument historique en 1929, l'église conserve des éléments décoratifs remarquables, comme des bas-reliefs, des peintures murales du XVIIe siècle, et des verrières du XIXe siècle de l’atelier Lobin. Son architecture, dépourvue de transept, s’inspire des écoles gothiques champenoise et bourguignonne, avec des détails comme une coursière supérieure, typique de ces régions.