Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Église cimétériale romane à nef et absides.
1562 et 1567
Destructions protestantes
Destructions protestantes 1562 et 1567 (≈ 1567)
Mutilations et perte partielle de la nef.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1793 (≈ 1793)
Achat par l’architecte Benoît Lebrun.
11 décembre 1925
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 décembre 1925 (≈ 1925)
Protection officielle de l’édifice.
1958
Désacralisation
Désacralisation 1958 (≈ 1958)
Fin de son usage religieux.
1966–1976
Restauration majeure
Restauration majeure 1966–1976 (≈ 1971)
Rénovation des voûtes et du clocher.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 11 décembre 1925
Personnages clés
Benoît Lebrun - Architecte orléanais
Acheteur de l’église en 1793.
François de Baratin - Curé en 1758
Gestionnaire des revenus du prieuré.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre-le-Puellier
L’église Saint-Pierre-le-Puellier, située à Orléans dans le Loiret, est un édifice catholique désacralisé en 1958. Construite initialement au XIIe siècle comme église cimétériale, elle subit des remaniements aux XIIIe, XVe et XVIIe siècles. Partiellement détruite par les Protestants en 1562 et 1567, elle conserve son abside, ses absidioles et un arc-boutant du XVe siècle. L’architecte Benoît Lebrun l’acquiert en 1793 lors de la vente des biens nationaux.
L’église est classée monument historique en 1925. Entre 1966 et 1976, une campagne de restauration redonne vie à ses voûtes en briques et à son clocher. Aujourd’hui, elle accueille des expositions temporaires et des concerts, avec une programmation variée (Jef Aérosol en 2012, Yseult Digan en 2019). Son architecture mêle des éléments romans (nef, absides) et gothiques (portes occidentales, triforium).
Bâtie dans le périmètre du Val de Loire classé à l’UNESCO, l’église se trouve à proximité de la Loire, au cœur du centre-ville. Son nom le-Puellier pourrait évoquer un ancien quartier de tanneurs, comme le suggère sa localisation près de la rue des Tanneurs. L’édifice illustre l’évolution architecturale orléanaise, marquée par les conflits religieux et les reconstructions successives.
Parmi les curés notables, François de Baratin (1758) est cité pour son rôle dans la gestion des revenus du prieuré Saint-Honorat. L’église, propriété de la commune, reste un lieu culturel majeur, ouvert au public du mardi au dimanche. Ses voûtes en croisées d’arêtes (XIIe) et ses chapiteaux du XIIIe en font un témoignage rare de l’art médiéval local.
Les sources historiques (Buzonnière, Boitel, Pelletier) soulignent son importance patrimoniale, liée à l’université d’Orléans au XVIe siècle. Les études architecturales mettent en lumière ses particularités, comme les doubleaux de pierre dure ou les voûtes refaites en briques. Le site, intégré au patrimoine mondial, attire pour son histoire et sa réutilisation contemporaine.