Propriété privée ; propriété d'un établissement public
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
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800
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1900
2000
512
Fondation attribuée à sainte Clotilde
Fondation attribuée à sainte Clotilde 512 (≈ 512)
Fondation légendaire d'une communauté de femmes par sainte Clotilde.
780
Mention du monastère
Mention du monastère 780 (≈ 780)
Le monastère est mentionné dans des sources historiques.
1073
Érection en collégiale
Érection en collégiale 1073 (≈ 1073)
L'église est attestée comme collégiale.
1199
Lettres patentes
Lettres patentes 1199 (≈ 1199)
Autorisation du jugement de l'eau et du feu.
Fin du XIIe siècle
Construction gothique angevine
Construction gothique angevine Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Construction d'une nouvelle église de style gothique angevin.
1406
Agrandissement de la collégiale
Agrandissement de la collégiale 1406 (≈ 1406)
Agrandissement majeur de la collégiale.
1416
Rebâtissement du cloître
Rebâtissement du cloître 1416 (≈ 1416)
Le cloître est rebâti à cette date.
1562
Pillage par les Huguenots
Pillage par les Huguenots 1562 (≈ 1562)
Les bâtiments sont pillés et les reliques disparaissent.
1738
Remplacement du jubé
Remplacement du jubé 1738 (≈ 1738)
Le jubé est abattu et remplacé par une grille en ferronnerie.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
L'église et le cloître sont vendus et largement démolis.
1946
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1946 (≈ 1946)
Les vestiges sont inscrits au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges, à l'exception des murs modernes fermant les arcades, les planchers et les cloisons modernes : inscription par arrêté du 27 juin 1946 ; Salle voûtée de l'ancienne dépendance de l'église sise 34 rue Briconnet : inscription par arrêté du 27 juin 1946
Personnages clés
Sainte Clotilde
Fondatrice légendaire de la communauté de femmes.
Frères Le Pellerain
Artistes verriers ayant réalisé des vitraux pour la collégiale.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre-le-Puellier
L'ancienne église Saint-Pierre-le-Puellier se situe dans le quartier dit du Vieux-Tours, à mi‑chemin entre la basilique Saint‑Martin et la Loire, au nord de la place Plumereau. La tradition attribue la fondation d'une communauté de femmes à sainte Clotilde en 512, mais cette origine n'est pas attestée par des sources contemporaines ; le monastère est en revanche encore mentionné en 780. Les fouilles montrent une occupation du site dès l'époque romaine avec des vestiges de murs, de céramiques, puis un grand édifice peut‑être thermal transformé ultérieurement par des installations artisanales comme des tanneries ; le site connaît ensuite une phase d'abandon avant une réoccupation médiévale. Le monastère apparaît dans les sources au VIIIe siècle et, à partir du XIe siècle, il évolue en paroisse puis en collégiale ; l'érection en collégiale est attestée en 1073. Une nouvelle église de style gothique angevin est construite entre la fin du XIIe siècle et la première décennie qui suit, après une reconstruction engagée dans la seconde moitié du XIIe siècle. En 1199, des lettres patentes permettent aux religieux de pratiquer le jugement « de l'eau et du feu », une épreuve qui se déroulait dans une salle voûtée datée de la fin du XIVe-début du XVe siècle. La collégiale est agrandie en 1406 et le cloître rebâti vers 1416 ; des vitraux sont attribués aux frères Le Pellerain et le jubé est abattu en 1738 pour être remplacé par une grille en ferronnerie. En 1562, les bâtiments sont pillés par les Huguenots et les reliques de sainte Monégonde y conservées disparaissent. Vendue comme bien national le 7 décembre 1791, l'église et le cloître sont largement démolis par leurs acquéreurs et les décombres sont probablement revendus comme matériaux de construction. Il ne subsiste aujourd'hui qu'une partie de la première travée et la totalité de la seconde travée du collatéral nord, vestiges datables stylistiquement de 1150–1170, ainsi que quelques éléments déplacés au musée de la société archéologique de Touraine. Ces vestiges ont été intégrés à des constructions ultérieures et transformés en habitation : des murs prennent appui sur les arcades, un plancher divise le volume en deux niveaux et une salle conserve une voûte de type gothique de l'Ouest. Le mur septentrional de la seconde travée présente deux baies en plein cintre à cordon d'origine, un modèle identique existe sur la première travée conservée, et plusieurs chapiteaux sculptés subsistent au nord‑est; ceux du sud‑est ont été remaniés. Contiguë au mur nord du collatéral, une longue salle à trois voûtes en berceau brisé date de la phase d'agrandissement du début du XVe siècle et pourrait avoir servi de passage vers le cloître. Les vestiges de Saint‑Pierre‑le‑Puellier font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1946.