Frise chronologique
1110
Appartenance au chapitre d'Angoulême
Appartenance au chapitre d'Angoulême
1110 (≈ 1110)
Église rattachée au chapitre cathédral.
1568
Destruction pendant les guerres de Religion
Destruction pendant les guerres de Religion
1568 (≈ 1568)
Presque entièrement démolie cette année.
1622
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction
1622 (≈ 1622)
Travaux post-guerres de Religion.
1883
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1883 (≈ 1883)
Intervention de Carteau, architecte.
1911
Ajout du berceau en briques
Ajout du berceau en briques
1911 (≈ 1911)
Nouvelle couverture de la nef.
1964
Classement de la façade
Classement de la façade
1964 (≈ 1964)
Protection au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade occidentale (cad. A 68) : classement par arrêté du 28 avril 1964
Personnages clés
| Demenceux - Architecte ou entrepreneur |
Auteur des devis de 1843-1844. |
| Carteau - Architecte |
Reconstruit le clocher en 1883. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre-Saint-Laurent de Touzac, située à Bellevigne (Charente), fut construite au XIIe siècle sous la dépendance du diocèse de Saintes. Elle appartenait dès 1110 au chapitre cathédral d’Angoulême. Son architecture initiale, aujourd’hui partiellement détruite, comprenait une nef unique et un transept couvert d’une coupole sur pendentifs. La façade occidentale, classée Monument Historique en 1964, se distingue par un portail à quatre voussures orné de motifs végétaux et géométriques, ainsi que par des arcatures aveugles à l’étage.
Pendant les guerres de Religion, l’église servit de forteresse et fut presque entièrement démolie en 1568. Reconstruite à partir de 1622, elle resta inachevée (sans toiture) jusqu’en 1643, avant d’être remeublée en 1656. Les restaurations se poursuivirent aux XVIIe, XIXe et XXe siècles, notamment en 1843-1844 (devis de Demenceux), 1878, et 1883 (reconstruction du clocher par Carteau). Le chevet droit et l’abside originelle ont disparu, mais des vestiges suggèrent l’existence ancienne d’une chapelle latérale nord.
Le clocher carré, dont seule la base est médiévale, domine un édifice marqué par des transformations majeures. En 1911, un berceau en briques creuses remplaça la couverture d’origine. Les colonnes du portail, aujourd’hui disparues, laissaient place à des tailloirs prolongés en tympan. L’église illustre ainsi les adaptations successives d’un lieu de culte devenu symbole de résistance et de reconstruction.