Crédit photo : Jochen Jahnke 13:46, 7. Mär. 2010 (CET) - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
XIIe siècle (vers 1120-1125)
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (vers 1120-1125) (≈ 1123)
Nef, chœur et portail roman sculpté.
1777
Chapelle funéraire rococo
Chapelle funéraire rococo
1777 (≈ 1777)
Construction par Abel de Vichy pour Claudine de Saint-Georges.
1804
Ajout d'une annexe
Ajout d'une annexe
1804 (≈ 1804)
Agrandissement pour les paroisses regroupées.
1875
Nouvelle église à Vindecy
Nouvelle église à Vindecy
1875 (≈ 1875)
Séparation des paroisses, annexe devenue inutile.
16 novembre 1893
Classement monument historique
Classement monument historique
16 novembre 1893 (≈ 1893)
Protection officielle de l'édifice.
1900-1901
Restauration majeure
Restauration majeure
1900-1901 (≈ 1901)
Démolition de l'annexe et travaux intérieurs.
2008
Création des vitraux modernes
Création des vitraux modernes
2008 (≈ 2008)
Œuvre du père Kim En Joong, *Paradis*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 16 novembre 1893
Personnages clés
| Abel de Vichy - Seigneur local et commanditaire |
Fit construire la chapelle funéraire en 1777. |
| Claudine de Saint-Georges - Épouse d'Abel de Vichy |
Dédicataire de la chapelle rococo. |
| Roch-Étienne de Vichy - Dernier prieur d'Anzy-le-Duc |
Aumônier de Marie-Antoinette, officia en 1803-1804. |
| Père Kim En Joong - Artiste contemporain |
Créateur des vitraux *Paradis* en 2008. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Montceaux-l'Étoile, située dans le département de Saône-et-Loire en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux datant principalement du XIIe siècle, bien que certaines sources mentionnent aussi le XIIIe siècle. La nef, le clocher et une partie du chœur témoignent de cette période romane. Son portail sculpté, représentant l'Ascension du Christ vers 1120-1125, est considéré comme un chef-d'œuvre de la sculpture brionnaise, comparable aux œuvres d'Anzy-le-Duc ou de Vézelay. Les archivoltes et les chapiteaux sculptés, ainsi que les baies géminées du clocher, illustrent le style roman brionnais, caractéristique de la région.
Au XIXe siècle, l'église a subi d'importantes modifications. En 1804, un annexe fut ajoutée devant le portail pour agrandir l'espace intérieur, suite au regroupement des paroisses de Montceaux-l'Étoile et Vindecy. Cette adjonction fut démolie en 1900-1901 lors de travaux de restauration, après la construction d'une nouvelle église à Vindecy vers 1875. La voûte de la nef, refaite au XIXe siècle, et les restaurations ultérieures (1998-1999 pour l'extérieur, 2007-2008 pour l'intérieur) ont permis de préserver cet édifice classé monument historique depuis le 16 novembre 1893.
L'intérieur de l'église révèle un mélange de styles et d'époques. La nef unique, orientée à l'est, conserve des baies romanes à double ébrasement, tandis que des fresques du XVIe siècle, représentant saint Vincent et saint Jean l'Évangéliste, ornent le mur nord et l'abside. Une chapelle funéraire rococo, construite en 1777 pour Claudine de Saint-Georges par son époux Abel de Vichy, a été restaurée au XIXe siècle, révélant récemment ses dorures et faux marbres d'origine. Les vitraux modernes, créés en 2008 par le père Kim En Joong et intitulés Paradis, ajoutent une touche contemporaine à ce patrimoine médiéval.
Le portail du XIIe siècle est un élément remarquable, taillé dans une seule dalle de calcaire. Il représente l'Ascension du Christ entouré des Apôtres et de deux anges, une iconographie rare en Bourgogne mais plus courante dans le sud-ouest de la France. Les sculptures, d'une qualité exceptionnelle, rappellent les œuvres des ateliers de Cluny III ou des portails de Vézelay. Le tympan et le linteau, où figurent les douze Apôtres, la Vierge Marie et un ange, illustrent l'art roman bourguignon dans toute sa finesse.
L'église est toujours un lieu de culte actif, rattaché au diocèse d'Autun et à la paroisse Saint-Hugues-en-Brionnais-Bords-de-Loire. Son histoire est étroitement liée à des familles locales, comme les Vichy, dont Roch-Étienne de Vichy, dernier prieur d'Anzy-le-Duc et aumônier de Marie-Antoinette, y officia brièvement en 1803-1804. Aujourd'hui, elle fait partie des édifices romans mis en valeur par le Centre international d’études romanes (CIER-Résonance romane) dans le dépliant Le patrimoine roman en Bourgogne du Sud, publié en 2024.