Reconstruction par Mallay 1853-1874 (≈ 1864)
Nef et parties modernes refaites.
1903
Classement MH
Classement MH 1903 (≈ 1903)
Transept et chœur protégés.
2007
Inscription MH
Inscription MH 2007 (≈ 2007)
Édifice inscrit en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le transept et le choeur : classement par arrêté du 22 juin 1903 - L'église en totalité, à l'exception du choeur et du transept classés MH ( cad. AR 461) : inscription par arrêté du 21 mai 2007
Personnages clés
Priest (évêque) - Fondateur spirituel
Martyr en 674, reliques à l’origine.
Architecte Mallay - Reconstructeur XIXe siècle
Dirigea les travaux de 1869-1874.
Origine et histoire de l'Église Saint-Priest
L’église Saint-Priest de Volvic trouve ses origines dans un monastère masculin fondé au dernier quart du VIIe siècle pour abriter les reliques de l’évêque Priest, martyrisé en 674. Ce monastère, transformé en prieuré clunisien au XIIe siècle après son rattachement à l’abbaye de Mozac, motiva probablement la reconstruction de l’édifice. Aujourd’hui, il en subsiste des éléments romans : une partie du déambulatoire, trois chapelles rayonnantes et un mur du transept, témoins de cette période médiévale.
La nef romane, déjà disparue avant le XIXe siècle, fut remplacée lors d’une campagne de travaux dirigée par l’architecte Mallay entre 1869 et 1874, précédée par des préparatifs dès 1853. Le reste de l’édifice, à l’exception du chœur et du transept, fut restauré au début du XXe siècle, notamment pour préserver les appareillages romans. Ces interventions illustrent les efforts pour concilier héritage médiéval et adaptations modernes.
L’église se distingue par son chœur roman auvergnat, voûté en berceau et terminé par un hémicycle, soutenu par des colonnes monocylindriques reliées par des archivoltes. Le déambulatoire, percé de trois chapelles semi-circulaires, et les chapiteaux historiés ou ornés soulignent l’influence clunisienne. Une grille du XIIIe siècle, clôturant la chapelle absidiale centrale, rappelle aussi les ajouts postérieurs à la fondation.
Classée monument historique en 1903 pour son transept et son chœur, l’église a vu le reste de son édifice inscrit en 2007. Ce statut protège un patrimoine où se mêlent 700 ans d’histoire, des origines mérovingiennes aux restaurations du XIXe siècle, en passant par l’apogée romane et clunisienne.
Les sources archéologiques et historiques, comme les travaux de Pierre-Alain Mariaux ou Caroline Roux, mettent en lumière son rôle dans la mémoire locale et l’architecture religieuse auvergnate. Les chapiteaux du chœur, étudiés pour leur symbolique, témoignent notamment de la mise en scène du souvenir du fondateur laïc, Priest, dont le martyre fonda la vocation sacrée du lieu.