Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Début de l’édifice roman et première mention écrite.
1668
Statue de l’évêque
Statue de l’évêque
1668 (≈ 1668)
Œuvre signée par Thomae Cointet.
4 octobre 1932
Classement partiel
Classement partiel
4 octobre 1932 (≈ 1932)
Inscription des colonnes et chapiteaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les colonnes avec leurs chapiteaux : inscription par arrêté du 4 octobre 1932
Personnages clés
| Thomae Cointet - Sculpteur |
Auteur de la statue de l’évêque (1668). |
| Famille Desbois - Baillis du Mâconnais |
Fondateurs commémorés par des inscriptions (XVe–XVIIe). |
Origine et histoire
L’église Saint-Quentin de Bray, située dans le département de Saône-et-Loire en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux d’origine romane initié au XIe siècle. Mentionnée dès le début de cette période sous le nom ecclesia Beati Quintini, elle était alors un ancien doyenné de Cluny. Son emplacement sur un promontoire et ses éléments architecturaux, comme les colonnes monolithes à chapiteaux carolingiens ou le chœur rectangulaire surmonté d’une coupole, en font un témoignage rare de cette époque. L’église a été partiellement classée Monument Historique en 1932, notamment pour ses colonnes et leurs chapiteaux.
L’intérieur de l’église conserve des traces de son histoire médiévale et moderne. La nef, d’abord plafonnée, révèle aujourd’hui une charpente romane probablement du XIIe siècle, tandis que le mobilier inclut un retable en noyer du XVIIIe siècle, orné de deux statues (un évêque signé Thomae Cointet en 1668 et une Vierge Marie). Ces œuvres, aujourd’hui conservées à Cormatin pour des raisons de sécurité, soulignent l’importance artistique du lieu. Trois inscriptions latines (XVe–XVIe siècles) rappellent aussi les messes dédiées à la famille Desbois, derniers baillis du Mâconnais, illustrant le lien entre pouvoir local et édifice religieux.
Extérieurement, l’église allie des éléments romans primitifs (murs de la nef, massifs de maçonnerie) et des ajouts postérieurs. La fenêtre orientale, autrefois masquée par un tableau de saint Quentin (dont l’encadrement subsiste), et les niches en plein cintre de l’autel reflètent les évolutions liturgiques et artistiques du lieu. Aujourd’hui, l’église reste un lieu de culte catholique actif, rattaché à la paroisse Saint-Augustin-en-Nord-Clunisois (siège à Ameugny) et au diocèse d’Autun, perpétuant ainsi sa vocation spirituelle depuis plus de mille ans.