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Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
…
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification de l'église et des éléments romans.
XVIIe siècle
Statues et retable
Statues et retable XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout des statues et du retable du maître-autel.
1932
Inscription historique
Inscription historique 1932 (≈ 1932)
L'église est partiellement inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les colonnes avec leurs chapiteaux : inscription par arrêté du 4 octobre 1932
Personnages clés
Thomas Cointet
Sculpteur ayant réalisé la statue de l'évêque en 1668.
Origine et histoire de l'Église Saint-Quentin
L'église Saint-Quentin de Bray est un édifice catholique situé à Bray, en Saône-et-Loire, rattaché à la paroisse Saint-Augustin-en-Nord-Clunisois, dont le siège est à Ameugny. Ancien doyenné de Cluny, l'église, désignée ecclesia Beati Quintini, est mentionnée au début du XIe siècle et a été initiée à cette époque. Édifice roman, elle a conservé des éléments très anciens : colonnes monolithes à chapiteaux de tradition carolingienne de l'arc triomphal, chœur rectangulaire surmonté d'une coupole et massifs épais de maçonnerie, ainsi que les murs de la nef. La nef, autrefois plafonnée, laisse désormais voir sa charpente ; les poutres récentes, d'apparence ancienne, appartiennent à la partie romane, probablement du XIIe siècle. L'église a fait l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques en 1932. Le mobilier comprend le retable du maître-autel, décrit dans un procès-verbal de visite du 21 octobre 1736 comme étant en noyer avec deux colonnes torses sculptées. Des niches en plein cintre de part et d'autre de l'autel accueillaient deux statues : un évêque portant la date 1668 et la signature Thomae Cointet, et une Vierge de la même époque ; ces œuvres, d'un grand intérêt artistique, ont été confiées provisoirement à l'église de Cormatin pour des raisons de sécurité. Trois inscriptions sont conservées : une inscription latine du XVe siècle sur la voûte en cintre brisé de la travée sous clocher, et deux inscriptions du XVIe siècle sur le mur nord de la nef précisant les messes et prières à dire sur les tombeaux des fondateurs, derniers grands baillis d'épée du Mâconnais ; elles ont été placées en l'honneur de la famille Desbois, qui occupa ces fonctions du XVe au XVIIe siècle à Mâcon, à Dijon et auprès du roi. L'édifice, consacré au sein du diocèse d'Autun et affectataire au titre de la loi de 1905, demeure un lieu de culte catholique plusieurs siècles après sa construction.