Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman avec nef unique et abside.
1600 (approximatif)
Tableau de la Pentecôte
Tableau de la Pentecôte
1600 (approximatif) (≈ 1600)
Œuvre en demi-relief ajoutée dans la nef.
1600 (environ)
Tableau de la Pentecôte
Tableau de la Pentecôte
1600 (environ) (≈ 1600)
Sculpture en demi-relief sur bois.
XVIe siècle
Destruction et reconstruction
Destruction et reconstruction
XVIe siècle (≈ 1650)
Clocher originel détruit ; nouveau clocher-mur bâti.
27 février 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
27 février 1925 (≈ 1925)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 27 février 1925
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L'église Saint-Quentin, située à Saint-Quantin-de-Rançanne en Saintonge (Charente-Maritime), est un édifice religieux de style roman saintongeais construit au XIIe siècle. Dédiée à saint Quentin, elle présente un plan simple : une nef unique prolongée par une travée sous clocher et une abside en hémicycle. Son clocher-mur originel, détruit pendant les guerres de Religion (XVIe siècle), fut remplacé par une structure occidentale ornée de deux baies campaniles. À l’intérieur, la nef, éclairée par des baies romanes étroites, abrite un tableau en demi-relief du XVIIe siècle représentant la Pentecôte, tandis que des vestiges extérieurs, comme un cadran canonial et des marques de tâcherons, témoignent de son histoire artisanale.
La façade occidentale, remodelée probablement au XVIe siècle, concentre l’essentiel des sculptures romanes conservées. On y observe une archivolte ornée de feuilles et fleurons, des chapiteaux figurant lions, sirènes ou entrelacs, et surtout un alignement exceptionnel de 23 têtes de chevaux en claveaux, réemployées comme décoration. Ces éléments, comparables à ceux des églises voisines (Saint-Fortunat de Saint-Fort-sur-Gironde, Givrezac), suggèrent une archivolte primitive réutilisée après une restauration. L’arcature aveugle du premier étage, soutenue par des modillons sculptés (hommes, animaux, motifs géométriques), et la corniche à damiers complètent cet ensemble roman remarquable.
Classée Monument Historique depuis le 27 février 1925, l’église illustre l’art roman saintongeais par son iconographie répétitive (têtes de chevaux, feuillages) et son adaptation aux conflits historiques. Les modillons, partiellement martelés (comme celui représentant un eucharistie sacrilège), révèlent des pratiques culturelles et religieuses médiévales. Le site conserve aussi une croix de cimetière, trace de l’ancien enclos paroissial. Son architecture, mêlant simplicité structurelle et richesse sculpturale, en fait un témoignage clé du patrimoine religieux de Nouvelle-Aquitaine.