Église Saint-Quentin de Saint-Quentin-de-Baron en Gironde

Clocher-mur Eglise fortifiée Eglise romane Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Quentin de Saint-Quentin-de-Baron

  • Le Bourg Nord
  • 33750 Saint-Quentin-de-Baron
Église Saint-Quentin de Saint-Quentin-de-Baron
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Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIVe siècle
Ajout de parapet crénelé
XVIe siècle
Transformations majeures
XIXe siècle
Restauration décorative
2004
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. AB 94) : classement par arrêté du 14 mai 2004

Personnages clés

Augier et Millet Artistes responsables de la réfection décorative du XIXe siècle.
Louis-Victor Gesta Maître-verrier ayant réalisé les vitraux en 1862.
Léo Drouyn Dessinateur ayant documenté des détails du bas-relief de l'Adoration.

Origine et histoire de l'Église Saint-Quentin

L'église Saint-Quentin de Saint-Quentin-de-Baron (Gironde) a été fondée au début du XIIe siècle ; sa construction primitive comprenait une nef unique prolongée par un chœur et un sanctuaire en hémicycle, dont subsistent aujourd'hui les volumes du chœur et le mur sud de la nef. Au XIVe siècle l'édifice est pourvu d'un parapet crénelé avec archères, élevé à partir de la corniche romane du chevet et du chœur, marquant son rôle partiellement fortifié. Les transformations les plus importantes datent du XVIe siècle : un vaste bas-côté est ajouté au nord, la nef reçoit un nouveau voûtement à ogives en étoile, un clocher est édifié et l'intérieur se pare d'un décor peint, comprenant des peintures murales dont certaines évoquaient la vie du seigneur de Bisqueytan. Une sacristie est établie au XVIIe siècle, reconstruite en 1903 puis démolie en 2007. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'intérieur fait l'objet d'une réfection décorative par Augier et Millet, qui réalisent une peinture simulant des coupes de pierre ; le chœur, le sanctuaire et le pignon est du bas-côté sont traités de motifs géométriques, une scène religieuse ornait le cul-de-four, des vitraux datés de 1862 garnissent les baies et deux autels en bois polychrome sont ajoutés, le dallage étant refait. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 2004.

L'extérieur du chevet conserve un riche décor sculpté roman : sous la fenêtre axiale un bas-relief représente l'adoration des Rois mages, le chevet comporte quatorze chapiteaux dont quatre historiés et vingt-six modillons ; ces éléments, en partie usés, présentent néanmoins des sculptures originales et des copies fidèles de modèles issus de l'abbaye de La Sauve-Majeure. Le bas-relief de l'Adoration, usé et en partie comblé, associe un panneau principal figurant la scène de l'offrande des mages et, au-dessus, un bandeau d'anges encadrant la colombe du Saint-Esprit ; la lecture du relief est complétée par un dessin de Léo Drouyn datant de 1880 qui documente des détails aujourd'hui disparus. À proximité, une corbeille montre deux animaux dans une composition reliée au diptyque par un décor végétal ; l'interprétation de ces créatures varie selon les commentateurs. Les sculptures basses du chevet semblent remonter probablement au dernier quart du XIIe siècle.

Les chapiteaux de la corniche présentent majoritairement des décors végétaux inspirés de La Sauve-Majeure, mais trois chapiteaux figurés se distinguent : deux sirènes mono-caudales tenant des tiges feuillues, encadrées par des modillons montrant un loup et un homme ithyphallique ; des mascarons crachant des lianes ; et un chapiteau partiellement englobé dans la maçonnerie du bas-côté illustrant trois personnages et un animal, interprété comme un avertissement moral contre les attouchements impurs. L'ensemble modillonnaire du chevet est d'une qualité remarquable ; certains modillons du mur nord ont conservé des traces de polychromie médiévale grâce à la protection offerte par la toiture du bas-côté et le répertoire sculpté est proche de pièces aujourd'hui disparues à La Sauve-Majeure.

Sur la façade ouest gothique flamboyant, quatre modillons romans réutilisés présentent une feuille, un cavalier — motif rare en Gironde —, un démon avalant un homme et une bête indéterminée. Les modillons du mur sud de la nef déclinent des formes géométriques et des figures moralisantes, tandis que ceux du chevet illustrent exclusivement des symboles du péché, parmi lesquels dolio, acrobate-monstre, lapin et diverses représentations de luxure et de vanité. La série du mur nord, cachée sous les combles du bas-côté, évoque la luxure et comprend notamment un homme bicéphale, un joueur de vielle et un personnage assailli par des serpents.

L'iconographie intérieure est concentrée autour de l'arc triomphal, du chœur et du chevet. Le pilier nord de l'arc triomphal porte trois colonnes engagées avec corbeilles historiées reproduisant des thèmes connus à La Sauve-Majeure : le baptême du Christ, saint Michel terrassant le dragon et Samson tuant le lion. Le pilier sud présente, parmi ses corbeilles, un Daniel dans la fosse aux lions de grande qualité et deux centaures affrontés, copies des modèles de La Sauve-Majeure mais présentant une disposition particulière. L'arc doubleau intermédiaire du sanctuaire comporte un ensemble original consacré à trois épisodes d'Abraham — l'alliance et la circoncision, le sacrifice d'Isaac interrompu par l'ange, et la dénonciation des mœurs de Sodome — scènes traitées de façon narrative et moralisante.

Le chevet combine ornements végétaux et chapiteaux historiés mettant en garde contre les péchés capitaux, avec notamment un chapiteau nord figurant l'avarice et la luxure et un chapiteau sud illustrant la libido par des figures humaines enlacées de lianes. Les sculptures du cordon, pour leur part, multiplient les mises en garde morales : fauves engouffrant des oiseaux ou des avant-bras, un loup face à un agneau, quatre lions entrelacés et la représentation d'un moine chantant depuis un antiphonaire.

Les vitraux datés de 1862 sont l'œuvre du maître-verrier Louis-Victor Gesta et représentent notamment le baptême du Christ, l'adoration des Rois mages, sainte Marie-Madeleine, le couronnement de la Vierge et l'Annonciation. Des peintures murales du XVIe siècle ont été mises au jour sous le badigeon du XIXe siècle ; elles montrent des figures féminines et une litre funéraire portant les armes de la famille de Piis, patrons locaux au XVIe siècle, et faisaient l'objet d'une restauration en cours en 2014. Le mobilier comprend notamment les fonts baptismaux et la chaire.

Liens externes