Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la nef et de la crypte.
XVIIe siècle
Statue Notre-Dame-sous-Terre
Statue Notre-Dame-sous-Terre
XVIIe siècle (≈ 1750)
Vierge noire en bois, objet de culte.
1814
Vantaux du portail
Vantaux du portail
1814 (≈ 1814)
Création des portes ornées de trophées.
1869
Restauration partielle
Restauration partielle
1869 (≈ 1869)
Refonte des voûtes et ajout d'une baie.
1862-1889
Curé abbé Pataux
Curé abbé Pataux
1862-1889 (≈ 1876)
Médaillons des curés et recherches historiques.
21 décembre 1914
Classement MH
Classement MH
21 décembre 1914 (≈ 1914)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 21 décembre 1914
Personnages clés
| Abbé Pataux - Curé et historien (1862-1889) |
Auteur des médaillons commémoratifs des curés. |
| Guillaume Feydeau - Premier curé connu (1465) |
Mentionné dans les archives paroissiales. |
Origine et histoire
L'église Saint-Quentin de Saint-Quentin-la-Chabanne, classée monument historique en 1914, date principalement du XIIIe siècle, bien que certaines sources évoquent des éléments du XIVe siècle. Elle se distingue par sa nef à quatre travées, terminée par une abside polygonale atypique en forme de demi-hexagone. Une crypte, contemporaine de la nef, s'étend sous le chœur et la travée adjacente, voûtée en berceau brisé et en cul-de-four. Elle abrite une statue de Notre-Dame-sous-Terre, Vierge noire du XVIIe siècle, objet de dévotion populaire pour la protection des enfants, entourée d'ex-voto.
Le clocher-mur indépendant, situé à cinq mètres de la façade ouest, est une particularité architecturale unique en Creuse. Il remplace un ancien clocher en charpente, accessible par un escalier en vis encore visible. Les voûtes d'ogives à liernes, partiellement refaites en 1869, retombent sur des colonnes à chapiteaux polygonaux. Le portail ouest, en tracé brisé, est orné de masques humains sculptés et de vantaux de 1814 décorés de trophées religieux. Deux crédences brisées, ornées d'un tore, percent les murs du chœur, tandis que des médaillons peints vers 1880 commémorent les curés de la paroisse depuis 1465.
La disposition extérieure de l'abside, avec ses pans coupés formant un « éperon », est couronnée par une tablette circulaire portée par des crochets. À l'ouest, les vestiges du rez-de-chaussée d'un clocher antérieur, dérasé à six mètres, forment un porche ouvert. Les cloches actuelles sont logées dans un campanile en maçonnerie posé sur ce dérasement. L'éclairage, initialement limité à deux baies polylobées de l'abside et une fenêtre au-dessus du portail, fut complété en 1869 par une grande baie nord. La crypte, accessible par un escalier depuis la nef, conserve des ex-voto (vêtements, rubans) suspendus en offrande.
L'abbé Pataux, curé de 1862 à 1889 et historien local, est à l'origine des médaillons commémoratifs des curés et d'un tableau listant les prêtres communalistes de la paroisse. Son travail documente l'histoire religieuse du lieu, depuis Guillaume Feydeau (1465). L'édifice, propriété de la commune, illustre l'évolution architecturale médiévale et l'importance des cultes mariaux en Limousin. Son classement en 1914 souligne sa valeur patrimoniale, mêlant éléments romans tardifs et gothiques, ainsi que des aménagements ultérieurs comme les réparations de 1869.