Première mention écrite 1270 (≈ 1270)
Don de Bernard de la Tour
XIVe siècle
Ajout du transept
Ajout du transept XIVe siècle (≈ 1450)
Deux chapelles latérales créées
XVe siècle
Transformation des collatéraux
Transformation des collatéraux XVe siècle (≈ 1550)
Agrandissement des chapelles sud
XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure XIXe siècle (≈ 1865)
Contreforts et clocher reconstruit
1905
Transfert du cimetière
Transfert du cimetière 1905 (≈ 1905)
Déplacement à 200 mètres
15 octobre 1971
Classement partiel
Classement partiel 15 octobre 1971 (≈ 1971)
Inscription hors clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exception du clocher (cad. I 29) : inscription par arrêté du 15 octobre 1971
Personnages clés
Saint Quintien - Évêque de Clermont (VIe siècle)
Patron de l’église post-Révolution
Bernard de la Tour - Donateur en 1270
Première mention écrite liée
Origine et histoire
L’église Saint-Quintien, située à Picherande dans le Puy-de-Dôme, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. À l’origine dédiée à Notre-Dame, elle adopte son nom actuel après la Révolution française en l’honneur de saint Quintien, évêque de Clermont au VIe siècle. La première mention écrite de l’église date de 1270, liée à un don de Bernard de la Tour. Sa structure initiale, une nef unique de style roman, est enrichie au XIVe siècle par l’ajout de deux chapelles latérales formant un transept. Ces chapelles sont transformées au XVe siècle pour créer deux collatéraux gothiques, tandis que des contreforts et un clocher reconstruit apparaissent au XIXe siècle.
L’architecture de l’église reflète ces évolutions : la nef romane, voûtée en cul-de-four, contraste avec les bas-côtés gothiques aux clés de voûte sculptées. Le portail principal, surmonté d’un clocher-flèche carré, s’ouvre sur le collatéral nord, tandis qu’une porte sud, autrefois reliée au cimetière paroissial (transféré en 1905), se trouve aujourd’hui surélevée d’un mètre. Le chœur, orné de modillons et surmonté d’un clocheton, conserve une abside hémicirculaire typique de l’art roman. À noter, un bâton de procession en argent et trois cloches (dont une de 1847) font partie du mobilier remarquable.
Classée partiellement aux monuments historiques en 1971 (hors clocher), l’église illustre l’évolution des pratiques religieuses et architecturales en Auvergne. Son cimetière, déplacé au début du XXe siècle, et l’ajout d’un marché couvert en 1935 contre son mur sud témoignent de son ancrage dans la vie communautaire. Initialement lieu de culte marial, elle devient après la Révolution un symbole local dédié à saint Quintien, figure majeure du christianisme auvergnat.
Les modifications successives — transept médiéval, collatéraux gothiques, renforcements modernes — soulignent son adaptation aux besoins liturgiques et structurels. Les modillons extérieurs, les clés de voûte historiées, et les traces de l’ancien porche nord offrent des indices sur ses transformations. Aujourd’hui propriété communale, elle reste un témoin des XIIe, XIVe et XIXe siècles, période charnière entre roman, gothique et restaurations contemporaines.
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