Frise chronologique
XIIe - XIIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIIe - XIIIe siècles (≈ 1350)
Édification de l'église et du clocher.
XIIIe siècle
Croix-reliquaire
Croix-reliquaire
XIIIe siècle (≈ 1350)
Objet classé, aujourd’hui au musée.
XVIIIe - XIXe siècles
Ajout bas-côtés
Ajout bas-côtés
XVIIIe - XIXe siècles (≈ 1865)
Modifications architecturales tardives.
1928
Inscription MH
Inscription MH
1928 (≈ 1928)
Classement monument historique par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 5 juin 1928
Personnages clés
| Cyriaque de Jérusalem - Saint patron |
Évêque martyrisé au IVe siècle. |
| Henri Ier de Champagne - Comte de Champagne |
Rapporta les reliques de saint Quiriace. |
Origine et histoire
L'église Saint-Quiriace de Crouttes-sur-Marne, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, est un édifice religieux construit entre les XIIe et XIIIe siècles. Elle se dresse sur un promontoire surplombant la vallée de la Marne. Son plan initial, en forme de croix latine, se composait d’une nef, d’un chœur et d’un transept, auxquels furent ajoutés des bas-côtés aux XVIIIe et XIXe siècles. Le clocher carré, orné de baies géminées et couvert d’un toit en bâtière, s’élève à la croisée du transept, tandis que le chevet se termine par une abside arrondie.
Le saint patron de l’église est Quiriace, probablement Cyriaque de Jérusalem, évêque martyrisé en Palestine au IVe siècle. Ce saint, vénéré notamment à Provins grâce aux reliques rapportées d’Orient par Henri Ier, comte de Champagne, donne son nom à l’édifice. L’église abritait autrefois une croix-reliquaire du XIIIe siècle, classée monument historique et aujourd’hui conservée au musée du trésor de l’Hôtel-Dieu de Château-Thierry. Elle a été inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1928.
L’architecture de l’église reflète son évolution au fil des siècles, avec des éléments médiévaux préservés malgré les ajouts postérieurs. La localisation de l’édifice, dominant la vallée, suggère un rôle à la fois spirituel et stratégique dans le paysage local. Son inscription au titre des monuments historiques en 1928 souligne son importance patrimoniale, tandis que la présence passée d’une relique prestigieuse témoigne de son rayonnement religieux au Moyen Âge.