Frise chronologique
1090
Première mention de la paroisse
Première mention de la paroisse
1090 (≈ 1090)
Dédicace de l'église rebâtie par l'abbé de Marcilhac.
Fin XVe - Début XVIe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Ajout d'éléments défensifs et voûtement complet.
1640 (vers)
Réalisation du retable baroque
Réalisation du retable baroque
1640 (vers) (≈ 1640)
Dirigé par François de la Roche pour Cahors.
1670
Peinture de la Crucifixion
Peinture de la Crucifixion
1670 (≈ 1670)
Œuvre signée par Lucas Bardet.
1876-1877
Construction de la façade occidentale
Construction de la façade occidentale
1876-1877 (≈ 1877)
Par Jean-Baptiste Tourrette, architecte départemental.
21 octobre 1925
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
21 octobre 1925 (≈ 1925)
Protection officielle de l'édifice.
1939
Pose des vitraux Mauméjean
Pose des vitraux Mauméjean
1939 (≈ 1939)
Trois verrières hagiographiques ajoutées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 octobre 1925
Personnages clés
| Abbé de l'abbaye de Marcilhac - Commanditaire médiéval |
Rebâtit l'église en 1090. |
| François de la Roche - Prieur dominicain |
Dirigea la création du retable (vers 1640). |
| Frère Lucas Bardet - Peintre augustin |
Auteur de la Crucifixion (1670). |
| Jean-Baptiste Tourrette - Architecte départemental |
Conçut la façade en 1876-1877. |
Origine et histoire
L'église Saint-Quirin de Lalbenque, mentionnée dès 1090 lors de sa dédicace par l'abbé de Marcilhac et le prieur local, fut détruite pendant la guerre de Cent Ans. Reconstruite à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, elle intègre des éléments défensifs comme un étage crénelé et des mâchicoulis, reflétant les besoins de protection de l'époque. Les chapelles latérales, ajoutées ultérieurement, révèlent plusieurs campagnes de construction.
La façade occidentale, œuvre de l'architecte départemental Jean-Baptiste Tourrette (1876-1877), marque une modernisation tardive. Une crypte sous le chœur, peut-être liée à l'église primitive, abrite des chapiteaux sculptés représentant des symboles évangéliques et des anges. L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 1925, conserve aussi un mobilier baroque exceptionnel, dont un retable et des boiseries du XVIIe siècle provenant du couvent des Chartreux de Cahors.
Le chœur abrite un ensemble baroque réalisé vers 1640 sous la direction du prieur dominicain François de la Roche, complété par une toile de la Crucifixion signée du moine augustin Lucas Bardet (1670). Les vitraux, ajoutés aux XIXe et XXe siècles par les ateliers Gesta et Mauméjean, illustrent des scènes hagiographiques. L'église, avec son clocher moderne et son porche en avant-corps, reste un témoignage architectural des adaptations successives, mêlant fonctions religieuse, défensive et communautaire.
Les dispositions fortifiées, comme les murs surélevés au-dessus des voûtes et les créneaux, soulignent son rôle de refuge pendant les conflits. La crypte du XVIIe siècle, voûtée en berceau, et les autels néo-gothiques des chapelles latérales (XIXe siècle) complètent ce patrimoine. Les verrières, dont six réalisées par Louis-Victor Gesta et trois par les frères Mauméjean en 1939, enrichissent son décor intérieur.
L'église, propriété communale, illustre l'évolution architecturale et artistique du Quercy, entre Moyen Âge et époque moderne. Son inscription en 1925 reconnaît sa valeur historique, tandis que ses éléments mobiliers, classés séparément, témoignent de la richesse artistique régionale, notamment à travers les retables baroques et les peintures murales conservées.