Église Saint-Quirin de Lalbenque dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique Eglise fortifiée

Église Saint-Quirin de Lalbenque

  • 15 Rue du Paradis
  • 46230 Lalbenque
Église Saint-Quirin de Lalbenque
Église Saint-Quirin de Lalbenque
Église Saint-Quirin de Lalbenque
Église Saint-Quirin de Lalbenque
Église Saint-Quirin de Lalbenque
Crédit photo : Jsebastien88 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1090
Première mention
Fin du XVe siècle
Reconstruction de l'édifice
XVIIe siècle
Construction de la crypte
1876-1877
Façade occidentale
1925
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 21 octobre 1925

Personnages clés

Jean-Baptiste Tourrette Architecte départemental ayant réalisé la façade occidentale en 1876-1877.
Frère Lucas Bardet Peintre ayant signé une toile de la Crucifixion datée de 1670.
François de la Roche Prieur dominicain ayant dirigé la réalisation du retable et des boiseries vers 1640.

Origine et histoire de l'Église Saint-Quirin

L'église Saint-Quirin de Lalbenque, dans le Lot, est mentionnée dès 1090 lors de la dédicace d'une église rebâtie par l'abbaye de Marcilhac et le prieur de Lalbenque ; le prieuré est cité encore en 1193, puis détruit pendant la guerre de Cent Ans. La paroisse resta un bénéfice de l'abbaye de Marcilhac jusqu'à la Révolution. L'édifice actuel a été reconstruit à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle ; les dispositions fortifiées datent de cette campagne et les chapelles latérales témoignent de plusieurs phases de construction. La façade occidentale a été réalisée par l'architecte départemental Jean-Baptiste Tourrette en 1876-1877 et la porte d'accès à la crypte, au pied du chevet, a été ouverte après la suppression du cimetière. L'église est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 21 octobre 1925.

De plan à nef unique, l'édifice est entièrement voûté sur croisées d'ogives et se termine à l'est par une abside polygonale cantonnée de contreforts rayonnants. Des chapelles formant bas-côtés ouvrent au nord et au sud sur chacune des trois travées de la nef. Sur la façade ouest, un escalier à vis dit « Saint-Gilles » permet d'accéder au clocher moderne et au porche en avant-corps. Un couloir de sortie a été ménagé dans l'épaisseur d'un contrefort entre la première et la seconde chapelle nord ; il débouche sur une porte extérieure surmontée de mâchicoulis.

Plusieurs éléments montrent la vocation défensive de l'église : murs épais, fenêtres étroites des bas-côtés, élévation des murs au-dessus des voûtes pour former un étage habitable et créneaux au-dessus des fenêtres de l'abside, de sorte que l'édifice pouvait servir de forteresse ou de refuge pour la population. Une crypte voûtée, construite au XVIIe siècle, se situe sous l'abside et la première travée de la nef.

À l'intérieur, des chapiteaux sculptés encadrent l'arc triomphal : d'un côté l'aigle de saint Jean et le lion de saint Marc, de l'autre des anges portant un phylactère. Le chœur abrite un ensemble baroque du XVIIe siècle comprenant le retable de l'autel majeur et des boiseries consacrées à saint Bruno, ainsi qu'une toile de la Crucifixion datée de 1670 et signée du frère Lucas Bardet. Le retable et les boiseries, réalisés peu après 1640 sous la direction du prieur dominicain François de la Roche pour le couvent des Chartreux de Cahors, ont été installés dans l'église après la Révolution, ce qui a nécessité de boucher les parties inférieures des colonnes engagées du chœur et la baie axiale. Les chapelles latérales reçoivent des autels néo-gothiques du XIXe siècle.

Les verrières comprennent six vitraux hagiographiques du chœur réalisés par l'atelier de Louis-Victor Gesta et trois verrières hagiographiques de l'atelier des frères Mauméjean posées en 1939.

Liens externes