Restitution à l’abbaye de Lérins 1073 (≈ 1073)
L’évêque Bernard rend l’église aux moines.
1095
Nouvelle restitution
Nouvelle restitution 1095 (≈ 1095)
L’évêque Béranger confirme le transfert.
1190
Mention du castrum
Mention du castrum 1190 (≈ 1190)
Premier texte évoquant le bourg fortifié.
XIIIe-XIVe siècles
Fortifications ajoutées
Fortifications ajoutées XIIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Tour et mur d’abside modifiés.
1567
Restauration de la tour
Restauration de la tour 1567 (≈ 1567)
Base de la tour consolidée.
1765
Travaux de voûtement
Travaux de voûtement 1765 (≈ 1765)
Première travée revoûtée.
20 décembre 1907
Classement Monument historique
Classement Monument historique 20 décembre 1907 (≈ 1907)
Protection de l’église.
11 janvier 1908
Classement de la tour
Classement de la tour 11 janvier 1908 (≈ 1908)
Protection complémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 20 décembre 1907 ; Tour : classement par arrêté du 11 janvier 1908
Personnages clés
Bernard (ou Bertrand) - Évêque de Fréjus
Restitue l’église en 1073.
Béranger - Évêque de Fréjus
Confirme la restitution en 1095.
Aldebert - Abbé de Lérins
Bénéficiaire de la restitution.
Origine et histoire
L'église Saint-Raphaël, aussi surnommée église des Templiers bien qu’aucun lien historique ne soit attesté avec cet ordre, est un édifice catholique roman du XIIe siècle situé au cœur du village médiéval de Saint-Raphaël (Var). Elle s’élève sur un site occupé depuis l’Antiquité, comme en témoignent les vestiges d’un bâtiment quadrangulaire daté entre les Ier et Ve siècles, ainsi que les fondations de trois églises antérieures. Une plaque de chancel des VIIIe-IXe siècles, réemployée dans la construction, confirme cette occupation ancienne.
L’église est mentionnée dès 1073, lorsque l’évêque de Fréjus, Bernard (ou Bertrand), la restitue à l’abbaye de Lérins, avant qu’un nouveau transfert ne soit acté en 1095 par l’évêque Béranger. Pendant cinquante ans, les moines lériniens en assurent la gestion, tandis que l’évêque conserve la juridiction et un palais épiscopal sur place. Le Livre rouge de la cathédrale atteste de ce double pouvoir spirituel et temporel, maintenu jusqu’à la Révolution. Un castrum (bourg fortifié) est cité en 1190, révélant l’importance stratégique du site.
Aux XIIIe et XIVe siècles, l’église est renforcée par des éléments défensifs, dont une tour construite à l’emplacement de l’absidiole sud, similaire à celle de la cathédrale de Fréjus. Sa base, restaurée vers 1567, et le mur de l’abside surélevé témoignent de ces adaptations militaires. Au XVIIIe siècle, des travaux sont entrepris pour voûter la première travée (1765) et surélever la tour afin d’y installer des cloches. L’édifice, propriété communale, est classé Monument historique en deux temps : l’église le 20 décembre 1907 et la tour le 11 janvier 1908.
Aujourd’hui intégrée au Musée archéologique de Saint-Raphaël, l’église conserve des traces de son passé médiéval et antique. Son emplacement central, entre la rue de la Vieille-Église et la rue des Templiers, ainsi que ses transformations successives, reflètent l’évolution du village autour de ce pôle religieux et défensif, depuis l’époque romaine jusqu’à la période moderne.
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