Frise chronologique
995
Restitution à l'abbaye Saint-Crépin
Restitution à l'abbaye Saint-Crépin
995 (≈ 995)
Fin des conflits avec les comtes.
vers 1130
Construction du clocher-porche roman
Construction du clocher-porche roman
vers 1130 (≈ 1130)
Inspiré de la tour de Morienval.
vers 1540
Achèvement du chœur-halle gothique
Achèvement du chœur-halle gothique
vers 1540 (≈ 1540)
Voûtes et verrières Renaissance terminées.
1760
Ajout du plafond plat
Ajout du plafond plat
1760 (≈ 1760)
Remplacement de la charpente lambrissée.
1908
Classement des vitraux
Classement des vitraux
1908 (≈ 1908)
Cinq verrières Renaissance protégées.
5 août 1920
Classement de l'édifice
Classement de l'édifice
5 août 1920 (≈ 1920)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 5 août 1920
Personnages clés
| Gautier le Blanc - Comte de Crépy |
Restitue l'église à l'abbaye en 995. |
| Guy d'Amiens - Évêque de Soissons, frère de Gautier |
Conseille la restitution en 995. |
| Dominique Vermand - Historien de l'art |
Date le clocher des années 1130. |
| Mathieu du Verdellot et Nicolle de Vienne - Donateurs des vitraux (1541-1542) |
Financiers des verrières Renaissance. |
| François des Friches Doria - Mécène du XIXe siècle |
Restaure une verrière avec armoiries familiales. |
Origine et histoire
L'église Saint-Rémi d'Orrouy, située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France, est un édifice catholique paroissial dont les origines remontent au XIIe siècle. Son clocher-porche roman, daté des années 1130, s’inspire de celui de Morienval, tandis que la nef basilicale, non voûtée, présente des grandes arcades en tiers-point. Le chœur-halle gothique flamboyant, achevé vers 1540, se caractérise par une architecture sobre mais soignée, avec des voûtes d’ogives et des contreforts décorés. L’église est classée monument historique depuis 1920 et abrite cinq verrières Renaissance des années 1540, classées depuis 1908, représentant des scènes bibliques et hagiographiques.
L’histoire d’Orrouy, considérée comme l’une des paroisses primitives du Valois, est liée à l’abbaye Saint-Crépin-le-Grand de Soissons dès le IXe siècle. Après des conflits avec les comtes de Crépy au Xe siècle, l’église est restituée à l’abbaye en 995. La collation de la cure passe ensuite au prieuré de Saint-Thibaut près de Bazoches-sur-Vesle. Les campagnes de construction de l’église, non documentées, sont déterminées par l’analyse stylistique : le clocher et la nef datent du XIIe siècle, tandis que le chœur-halle et les vitraux sont du XVIe siècle. L’édifice, en bon état, reste un témoignage architectural majeur de la région.
L’intérieur de l’église révèle une nef sobre, avec des piliers cylindriques et un plafond plat du XVIIIe siècle, contrastant avec le chœur-halle, plus élaboré, où les voûtes d’ogives et les verrières Renaissance attirent l’attention. Les vitraux, restaurés au XXe siècle, illustrent des scènes de la Passion du Christ, des représentations de saints et des donateurs locaux. À l’extérieur, le clocher roman, avec ses baies géminées et ses colonnettes à chapiteaux, domine l’édifice, tandis que les contreforts et les pignons décorés du chœur-halle reflètent l’art gothique flamboyant. L’église, toujours active, est affiliée à la paroisse de la vallée de l’Automne.
Le mobilier de l’église inclut des fonts baptismaux flamboyants, des statues en bois et en pierre polychrome, ainsi que des bénitiers en faïence Art nouveau. Parmi les œuvres classées, les vitraux Renaissance, les fonts baptismaux et quatre statues (dont une de saint Jean et une de sainte Catherine) se distinguent. Les verrières, réalisées vers 1540-1542, sont attribuées à des donateurs locaux comme Mathieu du Verdellot et Nicolle de Vienne. L’église, classée monument historique, reste un lieu de culte et un patrimoine architectural remarquable de l’Oise.