Église Saint-Rémi d'Orrouy dans l'Oise

Patrimoine classé Clocher en bâtière Eglise romane et gothique Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Rémi d'Orrouy

  • Le Bourg
  • 60129 Orrouy
Église Saint-Rémi dOrrouy
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Église Saint-Rémi dOrrouy
Crédit photo : Pierre Poschadel - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
1130
Construction du clocher-porche
XVIe siècle
Achèvement du chœur-halle
1760
Ajout du plafond plat
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 5 août 1920

Origine et histoire de l'Église Saint-Remi

L’église Saint‑Rémi d’Orrouy, implantée sur la rive droite de la vallée de l’Automne, domine le coteau depuis la rue Montlaville et s’ouvre sur un petit parvis précédé d’un cimetière. Elle est affiliée à la paroisse de la vallée de l’Automne ; des célébrations y sont régulièrement programmées, notamment le dimanche matin et occasionnellement le samedi en été. Le monument se distingue par un rare clocher‑porche roman daté des alentours de 1130 et largement inspiré de la tour occidentale de Morienval. La nef basilicale, construite après le clocher, présente de larges arcades en tiers‑point mais n’a pas été conçue pour être voûtée ; ses fenêtres hautes, autrefois éclairantes, sont aujourd’hui obturées par les toitures des bas‑côtés et le plafond plat date des environs de 1760. Le chœur‑halle gothique flamboyant, de plan rectangulaire et composé de six travées voûtées à la même hauteur, a été achevé vers 1540 ; son exécution est soignée, mais l’architecture intérieure reste d’une grande simplicité. Le chœur contient un ensemble remarquable de cinq verrières de la Renaissance, datées du début des années 1540 : deux d’entre elles exposent des cycles thématiques (la Passion et la Résurrection, la première étant en assez mauvais état) et trois autres, apparemment recomposées, privilégient des scènes hagiographiques et des représentations de donateurs ; ces vitraux sont protégés au titre des objets depuis 1908. L’édifice et son mobilier bénéficient de protections au titre des monuments historiques et se trouvent aujourd’hui en bon état. L’église adopte un plan symétrique composé d’une nef de quatre travées flanquée de bas‑côtés, la première travée étant précédée du narthex formant la base du clocher ; les bas‑côtés s’étendent d’une travée à l’ouest. L’entrée se fait par le porche occidental ; on descend quelques marches dans le narthex avant d’accéder à la nef. Les grandes arcades, non moulurées et aux arêtes chanfreinées, retombent sur des piliers austeres, cylindriques ou ovales, sans chapiteaux marqués. Les bas‑côtés, simples et non voûtés, conservent des boiseries d’allèges et des bancs anciens à dossiers ajourés, tandis que certaines fenêtres de leurs travées orientales affichent des remplages flamboyants correspondant aux travaux du XVe‑XVIe siècle. Des départs d’ogives proches des croisillons révèlent l’intention d’un projet de voûtement des bas‑côtés pour les mettre au niveau du chœur, projet partiellement réalisé au niveau des parties orientales. Le chœur‑halle présente des ogives et des arcs doubleaux au profil flamboyant très simple, des clés de voûte sculptées (écussons, losanges, soleils ou étoiles) et des bases octogonales ; la maçonnerie est en pierre de taille aux joints fins. À l’extérieur, la partie orientale se distingue par des pignons et des contreforts travaillés, des rampants ornés de crochets et des pinacles trapus en partie antérieure, tandis que le clocher montre un appareil soigné, deux étages de beffroi avec multiples colonnettes et chapiteaux et des baies dont beaucoup ont été partiellement obturées. Le mobilier compte des fonts baptismaux, plusieurs sculptures et des vitraux classés, ainsi que des pièces textiles anciennement inventoriées dont certaines ont disparu ; on remarque aussi deux bénitiers en faïence d’inspiration Art nouveau. L’ensemble crée un contraste marqué entre la sobriété romane de la nef et l’art flamboyant du chœur, faisant de l’église Saint‑Rémi un exemple notable du patrimoine religieux rural de l’Oise.

Liens externes