Début de la construction Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Édification de l'église par les artisans locaux.
XVIe siècle
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église XVIe siècle (≈ 1650)
Fin des travaux et ajout des éléments sculptés.
1913
Classement historique
Classement historique 1913 (≈ 1913)
L'église est classée monument historique.
1948
Ajout des vitraux
Ajout des vitraux 1948 (≈ 1948)
Création des vitraux par Jean-Henri Couturat.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 22 juillet 1913
Personnages clés
Henri Manceau
A souligné les caractéristiques architecturales de l'église.
Jean-Henri Couturat
Artiste ayant réalisé les vitraux en 1948.
De Courtray, père et fils
Maîtres-maçons ayant participé à la construction de l'église.
Origine et histoire de l'Église Saint-Remi
L'église Saint-Rémi se trouve à Charbogne, dans le département des Ardennes. Cet édifice, élevé entre la fin du XVe siècle et le XVIe siècle, illustre le travail de la pierre des artisans locaux et reçoit des vitraux du XXe siècle. La nef comprend trois travées et est flanquée de bas-côtés ; Henri Manceau a souligné la très large nef centrale et les voûtes sur plan carré, où les arcs montent au‑dessus des piliers sans chapiteaux interposés. La nef débouche sur un transept fermé par une abside à cinq pans. Les piles de la nef sont rondes, tandis qu'à la croisée du transept elles se présentent en faisceau et supportent une tour. La façade occidentale se distingue par son décor sculpté : un portail flamboyant au rythme ternaire orné de statuettes de style Renaissance en costume d'époque, avec saint Rémi sur le tympan et, sur la voussure centrale, des figures identifiées comme sainte Marguerite ou sainte Marthe, saint Fiacre, sainte Catherine et saint Michel. À l'intérieur, on remarque une statue en bois de saint Sébastien datant du XVIIIe siècle, un maître-autel en marbre pourvu de quatre colonnes corinthiennes et un bénitier en pierre orné d'une rosace et d'une tête stylisée. Les vitraux, réalisés en 1948 par Jean‑Henri Couturat, illustrent dans les bas-côtés plusieurs symboles chrétiens — le poisson pour Jésus, le pélican pour le don de soi, la gerbe et la grappe pour le pain et le vin, ainsi que l'agneau et le paon, symbole de la résurrection. La rosace du portail représente Dieu le Père entouré d'anges et des symboles des quatre évangélistes. Dans le chœur, quatre vitraux évoquent des épisodes majeurs de la vie du Christ ; dans le transept, un vitrail est consacré à la Vierge et un autre à saint Rémi, patron de la paroisse, entouré du travail des hommes et des femmes. L'église est implantée dans le village, sur la route menant à Charleville‑Mézières qui traverse la commune ; le cimetière a été déplacé à la sortie du village. Une inscription de 1504 atteste que la construction est en partie l'œuvre des maîtres‑maçons De Courtray, père et fils, originaires du lieu. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1913.