Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman sur chapelle Saint-Sauveur
1917
Bombardement allemand
Bombardement allemand
1917 (≈ 1917)
Destruction du toit et mur nord
6 mars 1918
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
6 mars 1918 (≈ 1918)
Protection après les dégâts de guerre
1940
Don du chemin de croix
Don du chemin de croix
1940 (≈ 1940)
Offert par Mlle Almodie Brocart
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 6 mars 1918
Personnages clés
| Remi de Reims - Saint patron |
Dédicataire de l’église |
| Diane de Poitiers - Figure de la Renaissance |
Croissants entrelacés sur le porche |
| Abbé Munier - Curé de Condé (1847–1866) |
Enterré près du porche nord |
| Almodie Brocart - Donatrice en 1940 |
Chemin de croix et statue |
Origine et histoire
L’église Saint-Rémi de Condé-sur-Marne, dédiée à saint Remi de Reims, fut construite au XIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne chapelle Saint-Sauveur. Son architecture romane, marquée par un clocher à étages rétrécissants (rare en Europe) et un portail occidental à tourelle en poivrière, témoigne de son origine médiévale. Le porche nord, de style Renaissance Henri II, arbore les croissants entrelacés de Diane de Poitiers, ajoutant une touche humaniste à l’édifice. Classée monument historique le 6 mars 1918, elle fut gravement endommagée par un bombardement allemand en 1917, perdant son toit, son mur nord et la totalité de son mobilier d’origine.
À l’intérieur, l’église, aujourd’hui dépouillée, conservait autrefois trois autels (Sainte Vierge, saint Rémy, saint Nicolas), un orgue et une chaire, disparus lors de la Révolution puis sous les bombes. Quelques vestiges subsistent, comme un bas-relief du chœur et des sculptures sur colonnes. Le mobilier actuel, reconstitué grâce à des dons et bénévoles, inclut un chemin de croix offert en 1940 et des fonts baptismaux jamais utilisés. Une pierre noire provenante de l’église disparue de Brabant et une plaque à l’abbé Munier (curé enterré sur place) rappellent son histoire mouvementée.
Le site intègre aussi des éléments symboliques, comme les croissants de Diane de Poitiers sur le porche Renaissance, ou la tourelle en poivrière du XIIe siècle, typique de l’art roman champenois. Malgré les destructions, l’église reste un témoignage des transformations architecturales (roman, gothique, Renaissance) et des bouleversements historiques (guerres, Révolution) ayant marqué la Marne. Son classement en 1918, peu après les dégâts de 1917, souligne son importance patrimoniale pour la région Grand Est.