Frise chronologique
813
Première mention écrite
Première mention écrite
813 (≈ 813)
Inventaire de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman originel
XVe siècle
Restauration post-guerre
Restauration post-guerre
XVe siècle (≈ 1550)
Ravages de la guerre de Cent Ans
1561
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
1561 (≈ 1561)
Croix de consécration découvertes
1859
Don de Napoléon III
Don de Napoléon III
1859 (≈ 1859)
Tableau *Ecce Homo* offert
21 décembre 1938
Classement MH
Classement MH
21 décembre 1938 (≈ 1938)
Inscription aux monuments historiques
1985–1990
Restauration majeure
Restauration majeure
1985–1990 (≈ 1988)
Retour à l’aspect médiéval
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Rémi : inscription par arrêté du 21 décembre 1938
Personnages clés
| Warodus - Prêtre |
Premier titulaire mentionné (813) |
| Louis Dauberon - Peintre |
Auteur de l’*Ecce Homo* (1800) |
| Napoléon III - Empereur |
Donateur du tableau en 1859 |
| Charles Brouty - Architecte |
Restauration controversée (1862) |
| Thierry Mariage - Architecte des Bâtiments de France |
Restauration de 1985–1990 |
Origine et histoire
L’église Saint-Rémi de Gif-sur-Yvette, dédiée à l’évêque Remi de Reims, est une église paroissiale catholique située dans le département de l’Essonne. Son origine remonte à 813, date de sa première mention dans un inventaire des revenus de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. À l’époque, elle était tenue par un prêtre nommé Warodus. L’édifice actuel fut construit au XIIe siècle, puis profondément remanié après les destructions de la guerre de Cent Ans au XVe siècle.
Au XIXe siècle, l’église subit une restauration controversée sous la direction de l’architecte Charles Brouty (1862). Ce dernier masqua les arcs originaux par des moulures en plâtre imitant le style gothique, altérant son aspect médiéval. En 1859, Napoléon III offrit à la paroisse un tableau Ecce Homo peint par Louis Dauberon en 1800. L’église fut inscrite aux monuments historiques le 21 décembre 1938, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Une campagne majeure de restauration fut menée entre 1985 et 1990 par l’architecte Thierry Mariage. Les travaux permirent de retrouver des éléments d’origine (XIIe–XIIIe siècles), comme une litre funéraire de la famille Mérault (XVIIe–XVIIIe siècles), des croix de consécration de 1561, et une statue polychrome sans tête cachée derrière une cloison. Les façades furent restaurées en pierre meulière, et l’intérieur débarrassé de ses ajouts néogothiques.
L’église allie styles roman (clocher à baies géminées), gothique (voûtes d’ogive, piliers cubiques) et néogothique (restaurations du XIXe siècle). Elle abrite des œuvres classées, comme une Vierge à l’Enfant du XVIIIe siècle et des stalles sculptées du XVe siècle, protégées depuis 1915. Son plan atypique, avec une nef orientée est-ouest mais un portail sur la façade sud, reflète son évolution architecturale.
Située sur le versant nord de la vallée de l’Yvette, l’église domine le centre-ville actuel. Son emplacement, à l’intersection de plusieurs rues (Neuve, Gustave Vatonne, Alphonse Pécard), en fait un point central du patrimoine local. La restauration des abords en 1985 a aussi permis d’assainir le terrain et de supprimer des édicules inadaptés, redonnant cohérence à son environnement.