Frise chronologique
1182
Confirmation papale
Confirmation papale
1182 (≈ 1182)
Bulle de Lucius III pour l’abbaye Saint-Symphorien.
milieu du XIIe siècle
Construction de la base du clocher
Construction de la base du clocher
milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Voûtée d’ogives, style gothique primitif.
fin du XIIe siècle
Voûtement de la nef
Voûtement de la nef
fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Ajout de contreforts et renforcement.
XIVe siècle
Construction du chœur-halle
Construction du chœur-halle
XIVe siècle (≈ 1450)
Style transition rayonnant-flamboyant.
2 juin 1911
Classement monument historique
Classement monument historique
2 juin 1911 (≈ 1911)
Protection officielle de l’édifice.
2014
Désaffectation et travaux
Désaffectation et travaux
2014 (≈ 2014)
Réparation des toitures et protection.
2023
Legs pour la rénovation
Legs pour la rénovation
2023 (≈ 2023)
250 000 euros alloués à la restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 2 juin 1911
Personnages clés
| Lucius III - Pape |
Confirme les privilèges de l’abbaye en 1182. |
| Claude et Michelle Lustenberger - Donateurs |
Legs de 250 000 euros en 2023. |
| Eugène Müller - Historien local |
A étudié l’architecture de l’église. |
| René Parmentier - Archiviste et médecin |
A analysé les détails stylistiques. |
| Jean Chrysosthome de Grésillémont - Parrain de la cloche |
Capitaine de la Garde suisse en 1670. |
| Françoise de Grésillémont - Marraine de la cloche |
Épouse d’un seigneur local en 1670. |
Origine et histoire
L’église Saint-Remi de Laigneville, située dans le département de l’Oise en région Hauts-de-France, est un édifice aux influences architecturales variées, allant du roman archaïque au gothique flamboyant. Son clocher en bâtière, dont les baies flanquées de colonnettes évoquent le début du XIIe siècle, contraste avec sa base voûtée d’ogives, typique du gothique primitif vers le milieu du même siècle. La nef, construite dans la seconde moitié du XIIe siècle, fut voûtée ultérieurement au XIIIe siècle avec des voûtes sexpartites, une technique rare pour les nefs rurales. Les parties orientales, dont le chœur-halle carré, datent probablement du XIVe siècle, bien que leurs éléments stylistiques mêlent gothique rayonnant tardif et annonces du flamboyant.
Le transept irrégulier, avec un croisillon sud taillé dans la roche, et l’ancienne absidiole voûtée en cul-de-four, témoignent de campagnes de construction distinctes. Le croisillon nord, plus petit, est accompagné d’une chapelle rectangulaire, tandis que le chœur-halle, ajouré de fenêtres à remplages rayonnants, reflète une transition stylistique. Classée monument historique en 1911, l’église fut restaurée en 1923, mais son abandon progressif à partir des années 1960 a conduit à sa désaffectation en 2014. Un legs de 250 000 euros en 2023 vise à sa rénovation, soulignant son importance patrimoniale malgré son état de dégradation.
L’histoire de Laigneville, liée à l’abbaye Saint-Symphorien de Beauvais, est marquée par la présence d’une commanderie templière et d’une maladrerie. La paroisse, dépendante de Monchy-Saint-Éloi dès le XIXe siècle, a vu son église remplacée par une chapelle moderne en 1937. L’analyse archéologique révèle des remaniements successifs, notamment la démolition de l’abside primitive au XIVe siècle et l’ajout d’un portail occidental à la fin du XIIIe siècle. Les vitraux, en grande partie détruits, et le mobilier, réduit à quelques éléments comme une cloche classée de 1670, complètent ce tableau historique complexe.