Confirmation de privilège 1182 (≈ 1182)
Bulle confirmant le privilège de l'abbaye Saint-Symphorien de Beauvais comme collateur de la cure.
Milieu du XIIe siècle
Construction des parties orientales
Construction des parties orientales Milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Les parties orientales de l'église ont été élevées peu avant le milieu du XIIe siècle.
Seconde moitié du XIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef Seconde moitié du XIIe siècle (≈ 1275)
La nef a été construite dans la seconde moitié du XIIe siècle.
Début du XIIIe siècle
Voûtement de la nef
Voûtement de la nef Début du XIIIe siècle (≈ 1304)
La nef a été voûtée au début du XIIIe siècle.
XIVe siècle
Remplacement du chœur
Remplacement du chœur XIVe siècle (≈ 1450)
Le chœur-halle carré a remplacé l'abside centrale et les parties orientales démolies.
1670
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche 1670 (≈ 1670)
La cloche de l'église a été fondue en 1670.
1911
Classement historique
Classement historique 1911 (≈ 1911)
L'église a été classée au titre des monuments historiques le 2 juin 1911.
1923
Rénovation des toitures
Rénovation des toitures 1923 (≈ 1923)
Les toitures de l'église ont été entièrement refaites en 1923.
2014
Désaffectation du culte
Désaffectation du culte 2014 (≈ 2014)
L'église a été désaffectée au culte en 2014.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 2 juin 1911
Origine et histoire de l'Église Saint-Remi
L'église Saint-Remi de Laigneville (Oise) est un édifice catholique implanté au sommet d'un coteau boisé, isolé au milieu du cimetière et en retrait du bourg. Son clocher en bâtière, élevé au-dessus de la croisée du transept, associe des baies flanquées de colonnettes au profil archaïque d'inspiration romane et une base voûtée d'ogives de caractère gothique primitif. L'analyse architecturale montre que les parties orientales ont été élevées les premières, peu avant le milieu du XIIe siècle, tandis que la nef serait postérieure, construite dans la seconde moitié du XIIe siècle puis voûtée au début du XIIIe siècle. La nef se distingue par des voûtes sexpartites, rare application pour une nef unique en milieu rural, et par une voûte en berceau brisé supportant la toiture de tuiles. Le transept présente des bras inégaux : le croisillon sud, profond et en partie taillé à même la roche, conserve l'amorce d'une ancienne absidiole dont la voûte a été remaniée, tandis que le croisillon nord est prolongé par une petite chapelle carrée voûtée d'ogives. Un chœur-halle carré de deux fois deux travées, présentant des éléments de style rayonnant tardif et des nervures annonçant le flamboyant, remplace l'abside centrale et les parties orientales démolies au XIVe siècle. L'édifice suit un plan cruciforme irrégulier et ne possède pas de sacristie hors-œuvre ; celle-ci est aménagée dans le croisillon nord et sa chapelle attenante. Sous l'Ancien Régime, Laigneville dépendait du doyenné et de l'archidiaconé de Clermont, le collateur de la cure étant l'abbaye Saint-Symphorien de Beauvais, privilège confirmé par bulle en 1182 ; la paroisse comprenait par ailleurs une commanderie templière, une maladrerie et une chapelle à Sailleville. Les travaux d'époque romane et gothique se traduisent à l'intérieur par des chapiteaux simples, des culots et des tailloirs dépouillés, des ogives fines et des clés de voûte le plus souvent sans décor, tandis que le chœur-halle montre une modénature et des réseaux de fenêtres plus tardifs. Classée au titre des monuments historiques le 2 juin 1911, l'église a vu ses toitures entièrement refaites en 1923 puis réparées en 2014 ; des protections ont été posées sur les baies après des dégradations du mobilier et des vitraux. Délaissée progressivement par la paroisse à partir des années 1960 au profit d'une chapelle construite au centre-ville et bénie en 1937, elle a cessé d'accueillir des célébrations régulières et a été désaffectée au culte en 2014. Le mobilier subsistant est lacunaire : la cloche, fondue en 1670, est classée objet historique (arrêté de novembre 1912) mais est aujourd'hui ébréchée ; quelques éléments baroques tels que la chaire et le tabernacle, des fragments de vitraux et neuf dalles funéraires complètent un inventaire autrement appauvri. L'église occupe un site marqué par des carrières souterraines et l'ancien chemin reliant Senlis à Beauvais ; un presbytère semi-troglodytique, détruit en 1780, attestait de l'exploitation du tuf local. Enfin, un legs consenti en 2023 est destiné à la rénovation et à la protection de l'église ainsi qu'à l'entretien de certaines sépultures et calvaires du cimetière.