Frise chronologique
1918 (août)
Destruction de l'ancienne église
Destruction de l'ancienne église
1918 (août) (≈ 1918)
Ravinée lors du repli allemand.
1928-1929
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1928-1929 (≈ 1929)
Dirigée par Julien Barbier, style moderne.
29 juin 1930
Bénédiction du nouvel édifice
Bénédiction du nouvel édifice
29 juin 1930 (≈ 1930)
Culte rétablis après reconstruction.
14 septembre 2007
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
14 septembre 2007 (≈ 2007)
Protection de l'église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AA 35) : inscription par arrêté du 14 septembre 2007
Personnages clés
| Julien Barbier - Architecte |
Concepteur de l'église reconstruite en 1928-1929. |
| Richard Desvallières - Ferronnier |
A contribué au décor métallique. |
| Jacques Joly - Peintre |
Artiste du décor intérieur inachevé. |
| Louis Mazetier - Peintre |
Collaborateur aux fresques ou décors. |
| Louis Barillet - Maître-verrier |
Créateur des vitraux de l'église. |
| Jean Gaudin - Mosaïste |
Auteur des mosaïques du décor. |
Origine et histoire
L’église Saint-Rémi de Limé, située dans le département de l’Aisne (Hauts-de-France), a été reconstruite entre 1928 et 1929 après sa destruction en août 1918 lors du repli de l’armée allemande. L’architecte Julien Barbier, connu pour ses réalisations en région parisienne (comme les églises Sainte-Geneviève de Cachan et Saint-Adrien de Courbevoie), a conçu un édifice moderne s’inspirant des volumes des basiliques paléochrétiennes et des traits de l’architecture rurale traditionnelle. La structure intérieure, innovante pour l’époque, repose sur une voûte parabolique en ciment armé, soutenue par des arcs doubleaux en béton, créant un espace unique et lumineux. Les chapelles latérales, dédiées à saint Hubert et Notre-Dame-de-Liesse, sont voûtées en berceau, tandis que la chapelle des fonts baptismaux arbore un toit polygonal surmonté d’un campanile.
Le décor et le mobilier, bien qu’inachevés, ont été confiés à des artistes renommés des années 1920-1930 : le ferronnier Richard Desvallières, les peintres Jacques Joly et Louis Mazetier, le maître-verrier Louis Barillet, et le mosaïste Jean Gaudin. Une maquette en plâtre de la façade occidentale, prévoyant un décor sculpté, n’a jamais été réalisée. L’église, bénie le 29 juin 1930, a été inscrite aux monuments historiques en 2007 pour son intérêt architectural et patrimonial. Pendant les travaux, le culte était célébré dans une baraque-chapelle provisoire en bois, témoignant de la résilience de la communauté locale après la Première Guerre mondiale.
Avant sa destruction, l’ancienne église de Limé, probablement datée du XIIIe siècle, dépendait du diocèse de Soissons sous l’Ancien Régime. La cure était à la présentation de l’évêque, et la dîme était partagée entre l’archevêque de Reims et le séminaire de Soissons. La reconstruction de 1928-1929, menée par l’entrepreneur E. Lavaux de Braine et l’architecte Julien Barbier, symbolise la renaissance du village après les ravages de la guerre. L’édifice actuel, propriété de la commune, allie modernité technique et références historiques, tout en intégrant des éléments artistiques caractéristiques de l’entre-deux-guerres.