Frise chronologique
1944
Destruction de l'église originale
Destruction de l'église originale
1944 (≈ 1944)
Église XIXe siècle détruite pendant la guerre
1953-1957
Reconstruction de l'édifice
Reconstruction de l'édifice
1953-1957 (≈ 1955)
Style moderne par Nicolas Kazis
1958
Installation des grandes orgues
Installation des grandes orgues
1958 (≈ 1958)
Œuvre de Jacquot Lavergne, 3 660 tuyaux
17 juin 2013
Classement monument historique
Classement monument historique
17 juin 2013 (≈ 2013)
Protection totale église et campanile
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, y compris le campanile, telle que délimitée par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AN 1, lieudit Au Patis) : classement par arrêté du 17 juin 2013
Personnages clés
| Nicolas Kazis - Architecte |
Concepteur de l'église moderne (1953-1957) |
| Claude Idoux - Décorateur |
Contributeur aux éléments artistiques intérieurs |
| Étienne Martin - Décorateur |
Collaborateur à la décoration de l'édifice |
| François Brochet - Sculpteur |
Auteur de la Vierge à l'Enfant |
| Jacquot Lavergne - Facteur d'orgues |
Créateur des grandes orgues (1958) |
Origine et histoire
L'église Saint-Rémy de Baccarat, initialement construite au XIXe siècle, fut détruite en 1944 puis reconstruite entre 1953 et 1957 par l'architecte Nicolas Kazis. Ce dernier adopta un style moderne marqué par l'omniprésence du triangle, symbole de la Sainte Trinité. L'édifice, classé monument historique en 2013, intègre des éléments uniques comme un campanile de 55 mètres et des vitraux composés de 20 000 morceaux de cristal de Baccarat, répartis en 150 teintes.
La décoration intérieure, signée par des artistes comme Claude Idoux et Étienne Martin, inclut des œuvres en fer forgé, des statues (dont une Vierge à l'Enfant de François Brochet), et un chemin de croix en pierre et cristal. Le plafond en bois collé, pesant 19 tonnes, et les grandes orgues de Jacquot Lavergne (1958, 3 660 tuyaux) complètent cet ensemble architectural. Les claustras extérieurs, garnis de 4 000 dalles de cristal coloré, illustrent des motifs abstraits inspirés de la Genèse.
L'église s'organise selon un plan en croix latine, avec une crypte et des salles de catéchisme en niveau bas. Les vitraux du chœur représentent les douze Apôtres, tandis que des labyrinthes au sol et sur les murs évoquent le chemin du Calvaire. Ce monument, propriété de la commune, symbolise la reconstruction d'après-guerre et le savoir-faire local, notamment grâce à la collaboration avec la cristallerie de Baccarat.
Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 17 juin 2013, l'église en totalité (y compris son campanile) est protégée pour son architecture innovante et son patrimoine artistique. Son mobilier liturgique, comme l'ambon ou le tabernacle incrusté de cristal, reflète une fusion entre modernité et tradition religieuse. L'édifice reste un témoignage majeur du patrimoine sacré du XXe siècle en Lorraine.