Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Nef, chœur et abside semi-circulaire.
XIIIe siècle
Ajout du transept
Ajout du transept XIIIe siècle (≈ 1350)
Bras et niches d’autel ajoutés.
1616
Décoration des voûtes
Décoration des voûtes 1616 (≈ 1616)
Rinceaux peints dans chœur et transept.
1918
Dégâts de guerre
Dégâts de guerre 1918 (≈ 1918)
Endommagée par l’armée allemande.
6 octobre 1921
Classement monument historique
Classement monument historique 6 octobre 1921 (≈ 1921)
Protection officielle de l’édifice.
1921-1925
Restauration par Lucien Sallez
Restauration par Lucien Sallez 1921-1925 (≈ 1923)
Reconstruction à l’identique après 1918.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 6 octobre 1921
Personnages clés
Lucien Sallez - Architecte en chef
Dirigea la restauration (1921-1925).
Prieur de Viel-Arcy - Collateur de la cure
Responsable de la nomination sous l’Ancien Régime.
Origine et histoire de l'Église Saint-Rémy
L'église Saint-Rémy de Dhuizel, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, est un édifice religieux dont la construction s'échelonne du XIIe au XVIe siècle. Elle se distingue par une nef prolongée d’un chœur et d’une abside semi-circulaire, typiques de l’architecture romane, tandis que les bras du transept et leurs niches d’autel, ajoutés au XIIIe siècle, reflètent une transition vers le style gothique. Les bas-côtés, élargis au XVIIIe siècle, et les voûtes ornées de rinceaux peints en 1616 témoignent d’évolutions stylistiques ultérieures.
Classée monument historique en 1921, l’église a subi des dommages majeurs en 1918 lors du repli de l’armée allemande, affectant sa couverture et la partie supérieure des murs. Restaurée à l’identique entre 1921 et 1925 sous la direction de l’architecte Lucien Sallez, elle conserve aujourd’hui des éléments architecturaux variés, comme un clocher en bâtière sur la croisée du transept et un portail cintré à la façade occidentale. Sous l’Ancien Régime, la paroisse dépendait du diocèse de Soissons, et sa cure était sous la collation du prieur de Viel-Arcy.
Les voûtes du chœur et du transept, décorées en 1616, ainsi que les transformations du XVIIIe siècle (réaménagement du chœur, élargissement des bas-côtés, voûtement de la nef) illustrent les adaptations successives de l’édifice. La destruction récente d’une fausse voûte en plâtre dans la nef a révélé la charpente d’origine, ajoutant une dimension patrimoniale supplémentaire. L’église, propriété de la commune, reste un témoignage marquant de l’histoire religieuse et architecturale locale.