Frise chronologique
fin IXe siècle
Première mention de Ferrières
Première mention de Ferrières
fin IXe siècle (≈ 995)
Apparition du toponyme dans les textes.
Xe–XIe siècle
Biens de l’abbaye Saint-Maur
Biens de l’abbaye Saint-Maur
Xe–XIe siècle (≈ 1150)
Présence monastique attestée sur le territoire.
vers 1300
Cession à l’abbaye d’Humières
Cession à l’abbaye d’Humières
vers 1300 (≈ 1300)
Transfert de collation aux Prémontrés.
2e quart XIIIe siècle
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle
2e quart XIIIe siècle (≈ 1337)
Édification sous l’évêque de Paris.
1570
Incendie par les protestants
Incendie par les protestants
1570 (≈ 1570)
Charpente endommagée, réparée avec 21 chênes.
1700s
Construction du clocher
Construction du clocher
1700s (≈ 1700)
Ajout tardif, démoli en 1858–1862.
1847
Classement monument historique
Classement monument historique
1847 (≈ 1847)
Protection parmi les premiers en France.
1878
Vitraux du chœur par Champigneulle
Vitraux du chœur par Champigneulle
1878 (≈ 1878)
Neuf verrières inscrites en 1982.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Rémy : classement par arrêté du 7 mai 1847
Personnages clés
| Évêque de Paris (XIIIe siècle) - Commanditaire présumé |
Supervise la construction au XIIIe siècle. |
| Abbé Jean Lebeuf - Historien local |
Documente les vitraux disparus du XIIIe. |
| Amédée Aufauvre - Architecte-historien |
Auteur d’une description en 1858. |
| C. Champigneulle - Maître-verrier |
Crée les vitraux du chœur en 1878. |
Origine et histoire
L’église Saint-Rémy de Ferrières-en-Brie, située en Seine-et-Marne, trouve ses origines entre le Xe et le XIe siècle, période où l’abbaye de Saint-Maur possédait des biens sur ce territoire. Le nom de Ferrières apparaît dès la fin du IXe siècle, mais c’est au 2e quart du XIIIe siècle que l’édifice actuel est principalement construit, sous l’autorité de l’évêque de Paris, qui en cède la collation à l’abbaye prémontrée d’Humières vers 1300. L’église, de plan simple sans transept, présente une nef à cinq travées et un chœur polygonal flanqué de collatéraux.
En 1570, après un incendie criminel attribué aux protestants – qui n’endommagea que la charpente –, le roi autorise les habitants à prélever 21 chênes dans la forêt de Crécy pour sa réparation. L’édifice, initialement sans clocher, en reçoit un au XVIIIe siècle, démoli entre 1858 et 1862 en raison de son état précaire. Une restauration complète est alors entreprise, incluant le rétablissement de la rose occidentale en 1889. Les vitraux du XIIIe siècle, mentionnés par l’abbé Lebeuf, ont disparu ; ceux du chœur, réalisés en 1878 par l’atelier Champigneulle, sont protégés depuis 1982.
Classée monument historique dès 1847, l’église illustre une architecture influencée par la Champagne, avec des absidioles implantées à 45° et des chapiteaux sculptés de feuillages. Son portail sud, orné de huit colonnettes, et ses voûtes d’ogives aux profils soignés (arcs-doubleaux à gorge, formerets en demi-profil) témoignent d’un savoir-faire médiéval préservé. Les sources archéologiques, comme les travaux d’Amédée Aufauvre (1858) ou de l’abbé Lebeuf, soulignent son rôle central dans la vie religieuse locale depuis le Moyen Âge.