Frise chronologique
IXe siècle
Première mention de la chapelle
Première mention de la chapelle
IXe siècle (≈ 950)
Charte de Foulques le Vénérable, archevêque de Reims.
XIIe siècle
Construction de l’église romane
Construction de l’église romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice fortifié par Catherine de Clèves vers 1570.
1788-1790
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle
1788-1790 (≈ 1789)
Autorisée par le Conseil du roi, terminée pendant la Révolution.
Années 1920
Restauration post-Première Guerre mondiale
Restauration post-Première Guerre mondiale
Années 1920 (≈ 1920)
Financée par des communes iséroises pour les cloches et orgues.
1984
Classement monument historique
Classement monument historique
1984 (≈ 1984)
Inscrite par arrêté du 5 décembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Rémy (cad. E 509) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
| Foulques le Vénérable - Archevêque de Reims |
Mentionne la chapelle au IXe siècle dans une charte. |
| Catherine de Clèves - Seigneuresse |
Fortifie l’église romane vers 1570. |
| Marion-Templus - Entrepreneur |
Construisit l’église actuelle en 1788-1790. |
| Pierre Louis Micheau - Curé de Gespunsart |
Initiateur de la reconstruction en 1789. |
| Jean-Baptiste Prévost - Notaire royal |
Auteur des plans de l’église en 1789. |
| Olivier Durieux - Maître verrier |
Réalisa deux verrières en 1861. |
Origine et histoire
L’église Saint-Rémy de Gespunsart, située dans les Ardennes, trouve ses origines au IXe siècle, où une chapelle dédiée à saint Rémy est mentionnée dans une charte de Foulques le Vénérable, archevêque de Reims. Le village, alors nommé Gebuisart, dépendait du comté de Castrice et était rattaché à la collégiale Saint-Vivent de Braux. Cette première chapelle, devenue église romane au XIIe siècle, fut fortifiée vers 1570 par Catherine de Clèves, avant d’être détruite pour laisser place à l’édifice actuel.
La construction de l’église actuelle débuta en 1788, autorisée par le Conseil du roi, sous la direction de l’entrepreneur Marion-Templus de Mézières. Utilisant des pierres de taille de Dom, les travaux s’achevèrent en 1790, en pleine Révolution française. L’édifice, au style architectural indéfini, se distingue par une orientation inversée (chœur à l’ouest) et des éléments uniques comme ses trois dômes superposés et ses grandes orgues. Son mobilier, incluant des statues, autels et tableaux classés, témoigne de son riche patrimoine.
Au XXe siècle, l’église bénéficia de restaurations financées par des communes iséroises après les destructions de la Première Guerre mondiale, notamment pour ses cloches et ses orgues. Classée monument historique en 1984, elle conserve des verrières du XIXe siècle signées Olivier Durieux et reste un symbole de la résilience locale. Son histoire reflète les bouleversements politiques, religieux et architecturaux de la région, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.