Frise chronologique
1394
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction
1394 (≈ 1394)
Lance les travaux par Pons de Pierrefite.
1407
Aménagement des chapelles
Aménagement des chapelles
1407 (≈ 1407)
Huit chapelles latérales ajoutées.
1525
Achèvement des chapelles
Achèvement des chapelles
1525 (≈ 1525)
Dernières chapelles installées.
XVe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XVe siècle (≈ 1550)
Clocher inachevé, reconstruit plus tard.
1642
Partage définitif du chœur
Partage définitif du chœur
1642 (≈ 1642)
Chanoines de Burlats s’installent.
1887
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1887 (≈ 1887)
Travaux après abandon médiéval.
1952
Ajout de la flèche
Ajout de la flèche
1952 (≈ 1952)
Achèvement final du clocher.
20 décembre 1999
Classement monument historique
Classement monument historique
20 décembre 1999 (≈ 1999)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 182) : classement par arrêté du 20 décembre 1999
Personnages clés
| Pons de Pierrefite - Maçon |
Reconstruit l’église à partir de 1394. |
| Guillaume Nicolay - Maçon |
Associé à Pons de Pierrefite. |
| Pauthe - Peintre castrais |
Auteur des décors du XIXe siècle. |
Origine et histoire
L’église Saint-Rémy de Lautrec, située dans le département du Tarn en Occitanie, est un édifice religieux catholique dont la construction débute à la fin du XIVe siècle (à partir de 1394) et s’étend jusqu’au premier quart du XVIe siècle. Son plan, caractéristique du gothique méridional, comprend une nef unique et large, épaulée par des contreforts entre lesquels huit chapelles sont aménagées en 1407 et 1525. Ce choix architectural reflète les besoins liturgiques et communautaires de l’époque, tout en intégrant des éléments défensifs discrets, typiques des églises de la région pendant les troubles des guerres de Religion.
Pendant les guerres de Religion, Lautrec reste un bastion catholique et royal dans le pays castrais. L’église Saint-Rémy est alors partagée avec les chanoines de Burlats, dont la ville est majoritairement protestante. À partir de 1642, cette cohabitation devient permanente, entraînant des travaux d’embellissement majeurs : le chœur est prolongé par un sanctuaire à chevet plat, orné d’un riche décor. L’ensemble de l’édifice est ensuite couvert de peintures, dont certaines, réalisées au XIXe siècle par le peintre castrais Pauthe, s’inspirent des voûtes de la cathédrale d’Albi (XVIe siècle). Des traces de décors antérieurs (XVIIe–XVIIIe siècles) subsistent sous ces couches picturales.
Le clocher, commencé au XVe siècle mais resté inachevé, est reconstruit en 1887 et surmonté d’une flèche en 1952. Ces modifications tardives illustrent les adaptations successives de l’édifice aux besoins et aux goûts esthétiques des époques postérieures. Classée monument historique en 1999, l’église conserve également un buffet d’orgue orné de personnages en trompe-l’œil, ainsi que des figures bibliques en camaïeu dans le chœur. Ces éléments témoignent de son rôle central dans la vie religieuse et culturelle de Lautrec, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine.
L’édifice est la propriété de la commune de Lautrec et reste un lieu de culte actif, comme en attestent les messes régulièrement célébrées. Son adresse exacte, 3 Place de l’Église, et son classement parmi les monuments historiques soulignent son importance patrimoniale. Les sources disponibles, notamment les travaux de Maurice Greslé-Bouignol (1982), documentent son architecture religieuse comme un exemple remarquable du gothique tardif en Albigeois, marqué par des influences à la fois locales et régionales.