Frise chronologique
IXe siècle
Première chapelle carolingienne
Première chapelle carolingienne
IXe siècle (≈ 950)
Conflit entre évêques de Beauvais et Soissons.
Fin XIIe siècle
Construction de la nef gothique
Construction de la nef gothique
Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Portail occidental et murs actuels.
Vers 1538
Achèvement du chœur flamboyant
Achèvement du chœur flamboyant
Vers 1538 (≈ 1538)
Vitraux Renaissance et double transept.
1866-1884
Restauration majeure
Restauration majeure
1866-1884 (≈ 1875)
Charpente, dallage et réparation des vitraux.
19 août 1933
Classement monument historique
Classement monument historique
19 août 1933 (≈ 1933)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 19 août 1933
Personnages clés
| Jean-François de La Rocque de Roberval - Seigneur protestant et commanditaire |
Finance la reconstruction du XVIe siècle. |
| Thomas d'Albaret - Architecte présumé |
Signature sur la clé de voûte. |
| Aloph Climer - Capitaine des canonniers |
Dalle funéraire dans le porche (1574). |
| Dominique Vermand - Historien de l'art |
Analyse stylistique des vestiges romans. |
Origine et histoire
L'église Saint-Remy de Roberval succède à une chapelle carolingienne du IXe siècle, objet d'un conflit entre les évêques de Beauvais et Soissons. La nef actuelle, de style gothique primitif, date de la fin du XIIe siècle, tandis que le chœur et le double transept, caractéristiques du gothique flamboyant, furent reconstruits au XVIe siècle sous l'impulsion de Jean-François de La Rocque de Roberval, seigneur protestant. L'édifice conserve des éléments romans réemployés, comme des chapiteaux et des bases de colonnettes, ainsi qu'un portail occidental à triple voussure dissimulé sous un porche Renaissance.
Les parties orientales, achevées vers 1538, se distinguent par leur élégance intérieure : piliers ondulés, grandes fenêtres aux réseaux flamboyants et voûtes d'ogives décorées de clés sculptées. La verrière Renaissance du croisillon sud, classée monument historique, illustre des scènes de la Vie de la Vierge et du Christ, restaurée en 1880. L'église, endommagée pendant la Révolution, fit l'objet d'une campagne de restauration majeure entre 1866 et 1884, incluant la reconstruction de la charpente et du dallage.
L'édifice présente une silhouette distinctive avec trois pignons de hauteur croissante (porche, nef, chœur) et un clocher trapu inachevé, témoignant des ambitions architecturales du XVIe siècle. À l'intérieur, la nef non voûtée contraste avec la richesse des parties orientales, où les influences Renaissance se mêlent au gothique tardif. Une dalle funéraire du XVIe siècle dans le porche commémore Aloph Climer, capitaine des canonniers sous François Ier, lié à la famille seigneuriale de Roberval.
Classée monument historique en 1933, l'église dépend aujourd'hui de la paroisse Sainte-Maxence de Pont-Sainte-Maxence. Les messes y sont célébrées mensuellement, perpétuant son rôle cultuel dans un village marqué par l'histoire médiévale et Renaissance. Son mobilier inclut également des fonts baptismaux gothiques, une statue de saint Rémi du XVIe ou XVIIe siècle, et un confessionnal baroque, reflétant les évolutions artistiques et liturgiques à travers les siècles.