Église Saint-Remy de Roberval dans l'Oise

Patrimoine classé Caquetoire Eglise gothique Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Remy de Roberval

  • 2 Voie communale Cavée de l'Église
  • 60410 Roberval
Église Saint-Remy de Roberval
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Église Saint-Remy de Roberval
Crédit photo : P.poschadel - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Première chapelle attestée
Fin du XIIe siècle
Construction de la nef
XVIe siècle
Rénovation majeure
1866 à 1884
Restauration complète
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 19 août 1933

Personnages clés

Jean-François de La Rocque de Roberval Seigneur responsable de la rénovation du XVIe siècle.
Thomaus d'Albaret Architecte présumé du XVIe siècle, mentionné sur un écusson.

Origine et histoire de l'Église Saint-Rémy

L'église Saint‑Remy de Roberval (Oise) est une église catholique paroissiale qui succède à une première chapelle attestée dès le IXe siècle. Sa silhouette est marquée par une tour au nord et par trois pignons successifs de hauteur croissante correspondant au porche, à la nef et au chœur. La nef non voûtée, de style gothique primitif, date de la fin du XIIe siècle et constitue la partie la plus ancienne conservée en élévation ; elle se signale notamment par un portail occidental à trois voussures et colonnettes à chapiteaux, aujourd'hui dissimulé sous un porche du XVIe siècle. Les parties orientales, réalisées au XVIe siècle dans un style gothique flamboyant, comportent un double transept et un chevet élancé et lumineux grâce à des piliers ondulés et de grandes fenêtres à réseaux flamboyants. La verrière du chevet du croisillon sud, comportant des scènes de la Vierge et datée aux alentours de 1538, est classée au titre des objets. L'édifice, exposé à une forte humidité liée à une source visible dans une niche du mur méridional alimentant un ruisseau, est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 19 août 1933.

Située dans la région Hauts‑de‑France, dans le parc naturel régional Oise‑Pays de France et dans le val du Rouanne, l'église occupe l'ancien hameau de Noël‑Saint‑Remy au cœur du village actuel de Roberval, à une altitude de 64,60 m. La façade occidentale donne sur la rue dite cavée de l'Église ; au sud un corps de ferme s'approche près du croisillon et le chevet est dominé par un talus et un terrain privé. Dès l'époque carolingienne une première chapelle en torchis et chaume est attestée et des sarcophages de cette époque ont été mis au jour lors de fouilles en 1982. En 1096 l'église est donnée au prieuré Saint‑Martin‑des‑Champs et une nouvelle église romane est ensuite construite ; des blocs sculptés réemployés apparaissent aujourd'hui dans les parements intérieurs du clocher. La nef actuelle remplace l'ancienne à la fin du XIIe siècle, période contemporaine d'une progression démographique locale.

Au XVIe siècle le chœur et le clocher antérieurs sont démolis et remplacés par l'ensemble actuel sous le seigneur Jean‑François de La Rocque de Roberval ; le nom de Thomaus d'Albaret suivi des lettres SdM figure sur l'écusson de la clé de voûte de la première travée du transept et correspond vraisemblablement à l'architecte. La nef est alors rehaussée et dotée d'un porche qui entraîne l'enfouissement des bases des colonnettes du portail roman et la suppression du tympan. La Révolution endommage fortement la nef et les vitraux ; en 1818 l'édifice est jugé en mauvais état, puis une vaste campagne de restauration menée de 1866 à 1884 porte sur la charpente, la couverture, le dallage, le mur gouttereau nord, la réfection du clocher et des croisillons, la reconstruction de la sacristie et la pose de verrières néo‑gothiques qui remplacent la plupart des vitraux anciens, la verrière de la Vie de la Vierge ayant fait l'objet d'une restauration en 1880.

L'église est aujourd'hui rattachée à la paroisse Sainte‑Maxence de Pont‑Sainte‑Maxence ; les messes dominicales sont célébrées le deuxième dimanche du mois à 9h30 en alternance avec Rhuis, de septembre à juin. Le plan comprend une nef non voûtée de quatre travées sans bas‑côtés, un double transept voûté d'ogives et une abside à pans coupés ; les croisillons, d'une hauteur proche de celle du vaisseau central, peuvent être regardés comme des collatéraux du chœur et la première travée nord sert d'assise au clocher.

La façade occidentale en pierre de taille conserve un portail du XIIe siècle orné d'archivoltes et d'un cordon de fleurs de violette, partiellement masqué par le porche du XVIe siècle ; les murs gouttereaux en moellons sont épaulés par des contreforts à glacis et surmontés d'une corniche de modillons sculptés. Le transept et l'abside, appareillés en pierre de taille, présentent un extérieur sobre animé par des réseaux flamboyants, des larmiers et des contreforts obliques caractéristiques de la première moitié du XVIe siècle. Le clocher, implanté sur la première travée du croisillon nord, se distingue par une silhouette trapue, peu d'ouvertures avant l'étage de beffroi et l'impression d'une tour partiellement inachevée.

L'intérieur oppose la simplicité de la nef traitée comme une longue salle lambrissée lors des travaux de 1866 et la richesse des parties orientales flamboyantes où s'épanouissent piliers ondulés, nervures prismatiques, clés de voûte sculptées et remplages variés. Le plan du transept est particulier par son double vaisseau perpendiculaire au vaisseau central et l'abside à pans coupés ; les neuf fenêtres à deux lancettes et les trois à trois lancettes offrent des réseaux différents et des meneaux très affinés. Les clés de voûte portent écussons et motifs végétaux annonçant la Renaissance, certaines ayant été mutilées à la Révolution ; la clé de l'abside présente un décor original comprenant un buste barbu, un heaume et un écusson inversé.

La verrière du chevet sud se compose de neuf panneaux répartis en trois registres et illustre notamment la Nativité, l'Adoration des Mages, la Présentation au Temple, le Mariage de la Vierge, les Litanies et le Couronnement de la Vierge ; elle a été restaurée et complétée en 1880. Le mobilier comprend un bénitier de facture Renaissance rustique, des fonts baptismaux monolithes de style gothique flamboyant, une statue en bois taillé de saint Rémi fortement dégradée, un tableau du Christ en croix, un confessionnal de style baroque sobre et deux bas‑reliefs en médaillon représentant l'Ecce homo et la Vierge de douleur. Trois dalles funéraires du XVIe siècle subsistent au sol près des entrées : la dalle d'Aloph Climer de 1574, portant une effigie et une épitaphe partiellement martelée, une plaque fragmentaire datée de 1580 et une troisième plaque très usée où seul le mot « Roberval » demeure lisible. L'ensemble témoigne d'une évolution architecturale du roman au flamboyant et à la Renaissance, marquée par des réemplois et plusieurs campagnes de restauration qui ont façonné l'aspect actuel de l'édifice.

Liens externes