Frise chronologique
1146
Première citation papale
Première citation papale
1146 (≈ 1146)
Bulle du pape Eugène III mentionnant l'église.
XIIe siècle (1ère moitié)
Construction du chevet et clocher
Construction du chevet et clocher
XIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1250)
Parties romanes encore visibles aujourd’hui.
vers 1400
Rattachement à Cahors
Rattachement à Cahors
vers 1400 (≈ 1400)
Prieur devient chantre de la cathédrale.
1889
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1889 (≈ 1889)
Modification majeure de l’édifice.
9 avril 1910
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
9 avril 1910 (≈ 1910)
Protection du clocher et de l’abside.
2007-2008
Restauration et découvertes
Restauration et découvertes
2007-2008 (≈ 2008)
Décor peint du XVIIIe siècle mis au jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher ; abside : classement par arrêté du 9 avril 1910
Personnages clés
| Pape Eugène III - Autorité religieuse |
Cite l’église dans une bulle en 1146. |
| Moines de Figeac - Fondateurs du prieuré |
Établissent un prieuré avant 1146. |
| Chantre de la cathédrale de Cahors - Administrateur du prieuré |
Dirige le prieuré vers 1400. |
Origine et histoire
L'église Saint-Rémy-et-Saint-Namphaise de Livernon, mentionnée dès 1146 dans une bulle papale d'Eugène III, appartenait alors aux possessions de l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac. Les moines bénédictins y avaient fondé un prieuré conventuel dédié à saint Namphaise peu avant cette date. Le chevet, le transept et le clocher roman, caractéristiques de la première moitié du XIIe siècle, subsistent encore aujourd’hui. Ce prieuré, initialement bénédictin, fut plus tard administré par des chanoines de Saint-Augustin, puis rattaché vers 1400 au chantre de la cathédrale de Cahors.
À l’origine, l’église paroissiale sous le vocable de saint Rémy servait d’annexe au prieuré. Après la disparition de ce dernier au XVe siècle, les offices paroissiaux furent transférés dans l’église priorale, qui prit alors le nom de Saint-Rémy. Le bourg de Livernon s’est développé autour de ce lieu de culte. La nef, entièrement reconstruite en 1889, contraste avec les parties romanes conservées : l’abside, éclairée par trois fenêtres à arcatures en plein cintre ornées de chapiteaux sculptés, et la croisée du transept.
Classée monument historique en 1910 pour son clocher et son abside, l’église a révélé lors de restaurations en 2007 et 2008 un décor peint du XVIIIe siècle sur le cul-de-four de l’abside. Ce décor, centré sur une colombe symbolisant l’Esprit saint, est encadré de nervures en trompe-l’œil et de motifs floraux. Les travaux ont également mis au jour les ébrasements originaux des fenêtres de l’abside, dissimulés depuis des siècles par des niches abritant des statues.
Le clocher, de plan barlong et divisé en quatre niveaux par des cordons, se distingue comme l’un des rares exemples romans conservés dans le Lot. Ses baies et sa hauteur en font un élément architectural remarquable, surpassant ceux des églises voisines de Duravel et Catus. L’édifice, propriété de la commune, incarne ainsi près de neuf siècles d’histoire religieuse et communautaire, marquée par les transitions entre ordres monastiques et les transformations architecturales.