Frise chronologique
1020
Première mention d'Ambonnay
Première mention d'Ambonnay
1020 (≈ 1020)
Villa citée dans le cartulaire de la Trinité.
1179
Vente de la seigneurie
Vente de la seigneurie
1179 (≈ 1179)
Thibaut de Rivelart cède Ambonnay au chapitre.
1672
Attestation des reliques
Attestation des reliques
1672 (≈ 1672)
Reliques de saint Réol confirmées dans l’église.
7 février 1922
Classement monument historique
Classement monument historique
7 février 1922 (≈ 1922)
Protection officielle de l’édifice par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 7 février 1922
Personnages clés
| Saint Réol - Évêque de Reims |
Dédicataire de l’église, reliques vénérées. |
| Thibaut de Rivelart - Seigneur local |
Vendit la seigneurie en 1179. |
| Chapitre de Saint-Étienne de Châlons - Propriétaire ecclésiastique |
Géra Ambonnay avec l’abbaye Saint-Denis. |
Origine et histoire
L’église Saint-Réol d’Ambonnay, située dans la Marne, est un édifice roman construit au XIIe siècle, initialement dédié à saint Remi. Sa dédicace changea après la découverte de reliques de saint Réol, évêque de Reims, attestée en 1672. Une côte du saint, offerte par l’abbaye d’Hautvillers, y était vénérée lors de cérémonies annuelles les 30 juin et 25 novembre, en lien avec les traditions de l’abbaye d’Orbais.
La villa d’Ambonnay est mentionnée dès 1020 dans le cartulaire de la Trinité de Châlons. En 1179, Thibaut de Rivelart vend la seigneurie au chapitre de la cathédrale Saint-Étienne de Châlons, qui la partagea avec l’abbaye Saint-Denis de Reims jusqu’à la Révolution. Ces institutions ecclésiastiques exercèrent conjointement des droits de patronage sur la paroisse, notamment après la réunion des paroisses d’Isse et d’Ambonnay.
D’architecture romane, l’église conserve des éléments originels comme sa nef du XIIe siècle, initialement couverte d’une voûte charpentée, et sa tour clocher en angle du chœur. Profondément remaniée au XVe siècle, elle fut classée monument historique par arrêté du 7 février 1922. La présence de reliques et son histoire liée aux abbayes régionales en font un témoignage marquant du patrimoine religieux champenois.