Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Nef romane originelle édifiée.
1190-1221
Vidimus de Lisiard
Vidimus de Lisiard
1190-1221 (≈ 1206)
Évêque de Séez valide les droits abbatiaux.
XIIe siècle
Première mention paroissiale
Première mention paroissiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Charte épiscopale confirmant la dîme.
XVIe-XVIIe siècles
Agrandissements et modifications
Agrandissements et modifications
XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Fenêtres romanes obturées, baies trifoliées ajoutées.
août 1944
Bombardements
Bombardements
août 1944 (≈ 1944)
Dégâts structurels majeurs sur l'édifice.
1991
Restauration et découvertes
Restauration et découvertes
1991 (≈ 1991)
Fenêtres romanes remises au jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Saint Rigomer - Patron de la paroisse |
Ermite et prédicateur (VIe siècle). |
| Lisiard - Évêque de Séez (1190-1221) |
Auteur du *vidimus* confirmant la dîme. |
Origine et histoire
L'église Saint-Rigomer de Colombiers, située en Normandie, est un édifice religieux dont la nef initiale remonte au XIe siècle. Elle fut agrandie aux XVIe et XVIIe siècles, période durant laquelle ses petites fenêtres romanes furent obturées et remplacées par des baies trifoliées. Saint Rigomer, ermite et prédicateur du Saosnois au VIe siècle, est le patron de cette paroisse, dont l'existence est attestée depuis le XIIe siècle par une charte épiscopale.
Les bombardements d'août 1944 endommagèrent gravement l'édifice, nécessitant des réparations structurelles comme la pose de tirants métalliques et la reconstruction du mur sud. En 1991, des travaux majeurs révélèrent les fenêtres romanes d'origine, cachées depuis le XVIIe siècle. L'église abrite des éléments classés, dont un maître-autel des XVIIe-XVIIIe siècles, des statues médiévales (XIVe-XVIIe) et un fragment de retable du XVe siècle.
La paroisse est mentionnée dans des documents médiévaux, notamment un vidimus de 1190-1221 confirmant la possession de la dîme par l'abbaye de Perseigne. L'édifice illustre ainsi près de neuf siècles d'histoire religieuse et architecturale, entre héritage roman, transformations gothiques et restaurations contemporaines.