Construction de l'église XIIe siècle (début) (≈ 1215)
Édifice roman aux influences angoumoisines.
1330
Première mention écrite
Première mention écrite 1330 (≈ 1330)
*Capella Sancti Roberti* citée par l’évêque d’Angoulême.
1823
Fusion communale
Fusion communale 1823 (≈ 1823)
Union de Javerlhac et La Chapelle-Saint-Robert.
20 octobre 1920
Classement MH
Classement MH 20 octobre 1920 (≈ 1920)
Protection intégrale de l’église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de la Chapelle-Saint-Robert : classement par arrêté du 20 octobre 1920
Personnages clés
Évêque d'Angoulême (1330) - Autorité religieuse
Mentionne la *Capella Sancti Roberti* dans ses archives.
Louis Aupy - Archéologue local
Découvreur de la grotte des Ormes (1892).
Origine et histoire de l'Église Saint-Robert de la Chapelle-Saint-Robert
L'église Saint-Robert de la Chapelle-Saint-Robert, édifiée au début du XIIe siècle, présente des caractéristiques architecturales plus proches des traditions de l’Angoumois que du Périgord. Son plan original comprend une nef unique prolongée par un transept, dont la croisée supporte un clocher coiffé d’une coupole polygonale. L’abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four, est flanquée de deux absidioles accessibles par des travées droites communiquant entre elles. Les colonnettes des baies et du portail occidental arbore des chapiteaux sculptés, tandis qu’un escalier en avant-corps carré dessert le clocher à l’intersection de la nef et du bras sud du transept.
Classée Monument Historique par arrêté du 20 octobre 1920, cette église romane témoigne de la vie religieuse médiévale autour de La Chapelle-Saint-Robert, mentionnée dès 1330 sous le nom Capella Sancti Roberti dans les archives épiscopales d’Angoulême. Le village s’est structuré autour de cet édifice, avant la fusion en 1823 des communes de Javerlhac et de La Chapelle-Saint-Robert. Le site, intégré au parc naturel régional Périgord-Limousin, conserve aussi des traces d’occupation dès l’âge du fer, comme en attestent les vestiges découverts dans la grotte des Ormes à la fin du XIXe siècle.
Architecturalement, l’église se singularise par son abside principale et ses absidioles précédées de travées droites formant un avant-chœur. Ces espaces communiquent par des passages en plein cintre, créant une circulation interne rare. Les modénatures des chapiteaux, bien que sobres, et la coupole sur trompes de la croisée reflètent les influences artistiques régionales du XIIe siècle. Le monument, propriété de la commune, reste un exemple préservé de l’art roman rural, ancré dans un paysage de vallées (Bandiat, Doue) et de forêts caractéristiques du Périgord vert.