Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef romane et baie en plein-cintre.
1582
Transformations gothiques
Transformations gothiques
1582 (≈ 1582)
Date gravée sur le mur sud.
1622
Création du bénitier
Création du bénitier
1622 (≈ 1622)
Bénitier octogonal en pierre.
XVIe siècle
Ajout du bas-côté nord
Ajout du bas-côté nord
XVIe siècle (≈ 1650)
Voûte en étoile et abside ronde.
XIXe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XIXe siècle (≈ 1865)
Voûtes, porche et décor peint.
5 avril 2001
Classement monument historique
Classement monument historique
5 avril 2001 (≈ 2001)
Inscription en totalité de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise en totalité (cad. B 479) : inscription par arrêté du 5 avril 2001
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé |
Texte source sans mention explicite. |
Origine et histoire
L’église Saint-Roch de Blésignac, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Initialement désignée sous le vocable de Saint-Vivien, elle aurait été une ancienne église templière rattachée à la commanderie de Saint-Jean de Montarouch. Son architecture reflète plusieurs périodes de remaniement, avec une nef romane dotée ultérieurement d’ouvertures et d’un collatéral nord voûté en étoile, ainsi qu’une abside ronde du XVIe siècle ornée de colonnes engagées. Aucune décoration romane ne subsiste aujourd’hui, mais des éléments comme un bénitier octogonal de 1622 et une pierre tombale du XVe siècle, de style Renaissance, témoignent de son riche passé.
La structure actuelle de l’église résulte de transformations successives : le mur méridional de la nef et une baie en plein-cintre datent du XIIe siècle, tandis que des modifications gothiques tardives (notamment une date gravée, 1582, sur le mur sud) et un bas-côté nord du XVIe siècle marquent son évolution. Au XIXe siècle, des ajouts majeurs incluent les voûtes de la nef, un porche d’entrée et un décor peint dans le chœur. L’édifice, inscrit en totalité aux monuments historiques depuis le 5 avril 2001, abrite également une croix hosannière classée, située dans le cimetière adjacent.
Parmi les éléments remarquables, la pierre tombale d’un clerc du XVe siècle se distingue par sa représentation sculptée : la tête du défunt est entourée de chérubins, dont l’un recueille son âme, illustrée par un petit homme nu. Ce détail, typique de l’art de la Renaissance, souligne l’influence artistique de l’époque. L’église, propriété de la commune, reste un témoignage architectural et historique des dynamiques religieuses et culturelles de la Gironde, de l’époque médiévale à la période moderne.