Frise chronologique
1106
Premier édifice attesté
Premier édifice attesté
1106 (≈ 1106)
Mention d'une église antérieure
1140-1160
Construction romane
Construction romane
1140-1160 (≈ 1150)
Nef et chœur originels édifiés
XVIe siècle
Rénovation charpente
Rénovation charpente
XVIe siècle (≈ 1650)
Nef recouverte d'une nouvelle charpente
1767
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle
1767 (≈ 1767)
Chapelle nord accolée au chœur
10 février 1913
Classement MH
Classement MH
10 février 1913 (≈ 1913)
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 537) : classement par arrêté du 10 février 1913
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur historique |
Origine et histoire
L'église Saint-Roch de Neuilly-en-Dun, située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire, est un édifice religieux d'origine romane construit entre 1140 et 1160. Elle succède probablement à un premier lieu de culte attesté dès 1106. Son architecture se caractérise par une nef charpentée (remaniée au XVIe siècle), un chœur à deux travées barlongues, et un sanctuaire semi-circulaire voûté en quart de sphère. La travée orientale du chœur est couverte d'un berceau plein cintre, tandis que la travée occidentale, adjacente à la nef, supporte une coupole surmontée d'un clocher barlong à deux niveaux : un soubassement orné d'arcatures aveugles et un beffroi percé de six baies.
En 1767, une chapelle latérale est adjointe au nord du chœur, marquant la seule modification majeure de l'édifice après le Moyen Âge. Le clocher, rectangulaire et couvert d'ardoise, repose directement sur le chœur et présente quatre arcades par face, dont deux jumelées, équipées d'abat-sons. L'église abrite quatre cloches, dont trois nommées (Edith, Régina, Marie) et une offerte en 1841 par la commune voisine de Chaumont. Classée monument historique par arrêté du 10 février 1913, elle reste propriété communale et conserve des éléments architecturaux remarquables, comme sa voûte en quart de sphère ou son beffroi à six ouvertures.
Les sources historiques mentionnent une charpente de nef refaite au XVIe siècle et une sacristie moderne, mais peu d'informations subsistent sur les usages liturgiques ou les aménagements intérieurs originels. L'édifice illustre cependant l'évolution des églises rurales du Berry, combinant une structure romane préservée et des ajouts tardifs comme la chapelle du XVIIIe siècle. Son classement en 1913 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier campanaire partiellement documenté.