Frise chronologique
1631
Épidémie de peste
Épidémie de peste
1631 (≈ 1631)
Origine de la dévotion à saint Roch.
1661
Achèvement première chapelle
Achèvement première chapelle
1661 (≈ 1661)
Construction par Joseph Pisano.
1788
Reconstruction avec matériaux de Lympia
Reconstruction avec matériaux de Lympia
1788 (≈ 1788)
Forge démolie pour l’église.
1844
Remaniemens au XIXe siècle
Remaniemens au XIXe siècle
1844 (≈ 1844)
Modifications architecturales majeures.
1984
Classement monument historique
Classement monument historique
1984 (≈ 1984)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Roch (cad. IR 163) : classement par arrêté du 16 novembre 1984
Personnages clés
| Joseph-Constant Acchiardi - Lieutenant général d’artillerie |
Financeur clé de la chapelle. |
| Joseph Pisano - Maître maçon |
Constructeur de la première chapelle. |
| Jean Garnier - Chanoine-curé |
Fondateur des canonicats en 1772. |
Origine et histoire
L’église Saint-Roch de Nice trouve son origine dans la volonté des habitants du quartier de construire une chapelle dédiée à saint Roch après l’épidémie de peste de 1631. Une première chapelle, financée par les résidents locaux et notamment par Joseph-Constant Acchiardi, lieutenant général d’artillerie, est achevée en 1661 par le maître maçon Joseph Pisano. Ce projet collectif reflète la dévotion populaire et la solidarité face à la crise sanitaire.
Au XVIIIe siècle, l’église est reconstruite en utilisant les matériaux de la démolition de la forge de Lympia en 1788, sous l’impulsion du chanoine-curé Jean Garnier, qui fonde deux canonicats et cinq chapellenies, dont celle de Saint-Roch. Ce siècle marque une phase de développement des églises rurales dans la région, intégrant des éléments architecturaux locaux et des pratiques religieuses renforcées.
Le XIXe siècle voit des remaniements significatifs de l’édifice, qui est finalement classé au titre des monuments historiques en 1984. L’église, propriété de la commune de Nice, reste un lieu de culte actif, avec des messes régulières, et témoigne de l’évolution architecturale et spirituelle de la ville à travers les siècles.
Son histoire est également liée à des figures locales comme Joseph-Constant Acchiardi et Jean Garnier, dont les contributions ont marqué sa construction et son rayonnement. Les sources historiques, incluant des ouvrages comme Baroque : niçois et monégasque (1988) et des études sur les églises rurales niçoises, soulignent son importance patrimoniale et religieuse.