Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef et de l'abside semi-circulaire.
XIVe siècle
Ajout du réduit fortifié
Ajout du réduit fortifié XIVe siècle (≈ 1450)
Construction d'un réduit fortifié au-dessus de l'abside pendant la guerre de Cent Ans.
XVe siècle
Reconstruction et agrandissement
Reconstruction et agrandissement XVe siècle (≈ 1550)
Travaux majeurs incluant les portails, les voûtes et les chapelles.
XVIIe siècle
Installation du retable
Installation du retable XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout d'un retable baroque consacré à la Crucifixion.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par arrêté du 24 décembre 1913
Personnages clés
Antoine de Luzech
Évêque responsable de la remise en état de l'église à la fin du XVe siècle.
Saint Jean-Gabriel Perboyre
Représenté par une statue dans l'église.
Origine et histoire de l'Église Saint-Roch
L'église Saint-Roch, située à Thédirac dans le Lot, était à l'origine une chapelle. L'édifice conserve des vestiges romans : une nef non voûtée et une abside semi-circulaire en cul-de-four percée d'étroites fentes. Durant la seconde moitié du XIVe siècle, pendant la guerre de Cent Ans, un réduit fortifié fut édifié au‑dessus de l'abside pour recevoir la population. D'importants travaux de reconstruction et d'agrandissement ont été réalisés à la fin du XVe siècle ; les portails sud et ouest, les voûtes de la nef et les deux chapelles semblent appartenir à cette même campagne. L'évêque Antoine de Luzech entreprit la remise en état de l'église, alors ruinée par les compagnies « anglaises », et les clés de voûte de la chapelle nord portent les armes des Crayssac et d'Antoine de Luzech. La nef fut voûtée de croisées d'ogives et flanquée de deux chapelles latérales de deux travées. Côté sud, la façade présente le clocher à gauche et le réduit fortifié à droite, l'extérieur de la chapelle sud s'adossant au réduit. À l'intérieur, les ogives reposent sur des culots, dont l'un porte une représentation symbolique de l'évangéliste saint Luc. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1913.
Le mobilier comprend un retable baroque de l'abside consacré à la Crucifixion et orné des statues de saint Roch et de saint Antoine, installé au XVIIe siècle et classé au titre d'objet en 1910 ; au‑dessus, une peinture murale sur le cul-de-four représente le phénix, symbole de la résurrection. La chapelle latérale sud abrite un retable du XVIIIe siècle consacré à la Vierge à l'Enfant, tandis que la chapelle latérale nord présente un retable dédié à saint Joseph. On note également une chaire à prêcher du XVIIe siècle et une statue représentant le martyre de saint Jean‑Gabriel Perboyre. Une cloche fondue en 1644 a été classée au titre d'objet en 1910, et l'église conserve une armoire Louis XIII.