Frise chronologique
1094
Rattachement à Saint-Martial
Rattachement à Saint-Martial
1094 (≈ 1094)
Patronage transféré à l’abbaye de Limoges.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef romane et chœur à chevet plat.
1545
Portail occidental
Portail occidental
1545 (≈ 1545)
Façade ouest datée et sculptée.
XVe siècle
Agrandissement gothique
Agrandissement gothique
XVe siècle (≈ 1550)
Chapelle sud voûtée d’ogives ajoutée.
1er décembre 1913
Classement du mobilier
Classement du mobilier
1er décembre 1913 (≈ 1913)
Autel, retable, statues et dalles protégés.
9 janvier 1957
Classement monument historique
Classement monument historique
9 janvier 1957 (≈ 1957)
Protection globale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 207) : classement par arrêté du 9 janvier 1957
Personnages clés
| Abbaye Saint-Martial de Limoges - Institution religieuse patronne |
Propriétaire de l’église depuis 1094. |
| Françoise de la Roche - Personnage inhumé |
Dalle funéraire du XVe siècle conservée. |
| Père Igor - Photographe contemporain |
Auteur des clichés sous licence Creative Commons. |
Origine et histoire
L'église Saint-Roch-et-de-l'Assomption-de-Notre-Dame, située dans le bourg de Clairavaux (Creuse, Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines au XIIe siècle. L'édifice initial, de style roman, se compose d'une nef de quatre travées voûtées en berceau brisé, prolongée par un chœur à chevet plat. Son histoire est liée à l’abbaye Saint-Martial de Limoges, qui en détenait le patronage dès 1094, reflétant les liens religieux et politiques de la région à l’époque médiévale.
Au XVe siècle, l’église s’enrichit d’une chapelle sud voûtée d’ogives, témoignant de l’évolution architecturale vers le gothique. La façade ouest, datée de 1545 (inscription sur un médaillon), arbore un portail en anse de panier encadré d’archivoltes brisées, ainsi qu’un clocher-mur à fronton triangulaire. Ces ajouts illustrent les transformations esthétiques et fonctionnelles subies par l’édifice à la Renaissance, période de renouveau artistique et religieux.
L’intérieur recèle un mobilier classé depuis 1913, dont un maître-autel baroque (1651-1725) avec retable et tableau de l’Assomption, ainsi que deux statues polychromes du XVIe siècle (Marie l’Égyptienne et Zosime de Palestine). Le sol conserve des dalles funéraires (XIIIe-XVe siècles) et des peintures murales fragmentaires, parmi lesquelles un rare calendrier agricole du XIIIe siècle, offrant un aperçu de la vie rurale et liturgique médiévale.
Classée monument historique en 1957, l’église dépendait historiquement de l’abbaye Saint-Martial, soulignant son rôle central dans la vie spirituelle et communautaire de Clairavaux. Les corbeaux de pierre visibles aujourd’hui rappellent l’existence d’un ancien porche, disparus, tandis que la baie géminée au-dessus du portail évoque les innovations architecturales de l’époque.
La protection de l’édifice et de son mobilier reflète la volonté de préserver un patrimoine à la fois religieux, artistique et historique, marquant l’identité du Limousin. Les objets classés, comme les statues ou le retable, témoignent de la dévotion locale et des échanges culturels entre les XIIe et XVIe siècles, périodes charnières pour l’art sacré en France.