Église Saint-Romain de Cessac en Gironde

Patrimoine classé Clocher-mur Eglise Eglise romane

Église Saint-Romain de Cessac

  • 35-37 Route de Cessac
  • 33760 Cessac
Église Saint-Romain de Cessac
Église Saint-Romain de Cessac
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Église Saint-Romain de Cessac
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Fondations initiales
XIIe siècle
Construction romane
XIIIe siècle
Reconstruction partielle
XVIe et XVIIe siècles
Remaniments majeurs
XVIIIe siècle
Ajout du porche
XIXe siècle
Restauration et modillons
1908
Classement historique
1925
Inscription totale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le portail Ouest : classement par arrêté du 1er décembre 1908 ; Eglise, à l'exception du portail classé : inscription par arrêté du 10 décembre 1925

Personnages clés

Saint Romain de Blaye Disciple de saint Martin de Tours, patron initial de l'église.
Victor Drouyn Étudia les modillons du gouttereau nord de l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Romain

L'église Saint-Romain, aujourd'hui dédiée à saint Barthélemy, se situe au cœur du village de Cessac, en Gironde, le long de la route départementale D236 entre les intersections avec les D19 et D119. À l'origine placée sous le patronage de saint Romain de Blaye, disciple de saint Martin de Tours, elle conserve des fondations anciennes. L'édifice se compose d'une courte nef fermée à l'est par un chevet plat et flanquée d'une sacristie; la façade nord est en grande partie masquée par l'ancien presbytère. Le mur sud de la nef révèle des maçonneries en petit appareil de moellons qui correspondent à une première construction. La façade occidentale forme un large mur surmonté d'un clocher-pignon de type saintongeais pourvu d'une bretèche contribuant à la fortification de l'édifice. La porte occidentale est romane et s'organise autour de trois paires de colonnettes; ses chapiteaux sont historiés et montrent des personnages vêtus de tuniques plissées, avec des volutes développées sous les angles des tailloirs. Les fondations datent du XIe siècle; le portail et le chœur relèvent du roman du XIIe siècle; l'édifice a été partiellement reconstruit au XIIIe siècle, puis remanié aux XVIe et XVIIe siècles. Un porche a été ajouté au XVIIIe siècle et l'église a fait l'objet d'une restauration au XIXe siècle. Le décor sculpté visible au portail et dans le chœur a été mis en place aux XIIe et au début du XIIIe siècle. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1908 pour son portail et inscrit en totalité en 1925. À l'intérieur, l'arc triomphal repose, au nord, sur un chapiteau représentant le combat de saint Michel contre le dragon et, au sud, sur un chapiteau figurant l'Adoration des mages. Quatre chapiteaux de l'ancien chœur ont été remployés à titre décoratif et fixés sur le plat des murs latéraux. Le chapiteau de saint Michel montre l'archange perforant la gorge du dragon avec un épieu; une corbeille comparable existe à l'église de Saint-Quentin-de-Baron et à celle de Saint-Vivien de Romagne, le modèle originel se trouvant à l'abbaye de La Sauve-Majeure. L'Adoration des mages représente trois personnages allant vers la droite pour s'avancer vers un Christ jeune, levé pour les accueillir et pourvu d'un nimbe crucifère; tous quatre portent la même tunique plissée et manches évasées, chaque mage porte un cabas, seul celui du milieu est barbu et indique l'étoile. L'absence de Marie et de Joseph et la représentation d'un Jésus déjà jeune sont atypiques mais comparables à d'autres exemples en Aquitaine. Parmi les chapiteaux décoratifs, le mur nord présente une corbeille végétale tapissée de feuillages et une corbeille où figure un moine pieds nus tirant la langue au milieu de lianes tri-nervées qui s'épanouissent en fleurs de lys. Sur le mur sud, une corbeille très abîmée montre un petit homme barbu en bliaud ceinturé entouré de deux bêtes félines; son bras droit a disparu mais le bras gauche va vers la langue d'une bête, ce qui exclut l'iconographie de Daniel dans la fosse aux lions et rapproche plutôt la scène des motifs répandus du pécheur entraîné par une bête démoniaque. Un second chapiteau du mur sud représente deux oiseaux au long cou buvant dans le même calice, la présence d'une croix en arrière-plan identifiant la scène à l'Eucharistie comme nouvelle Source de Vie. Sur la façade occidentale, la corniche est ornée de huit modillons dont six datent du XIXe siècle. Le portail est composé d'un tympan enveloppé par trois arcades en retrait retombant sur trois colonnettes couronnées de chapiteaux historiés; les chapiteaux du pied-droit sud montrent le Christ en majesté entouré des apôtres, ceux du nord mettent en scène la danse de Salomé, le banquet d'Hérode et la décollation de saint Jean-Baptiste. La plupart des têtes figurant sur ces corbeilles ont été mutilées en 1793, à l'exception de celle de saint Jean-Baptiste. Le chapiteau central du pied-droit sud représente le Christ en majesté entouré du tétramorphe; malgré l'usure de la corbeille, la croix derrière sa tête, le double vêtement, le geste de bénédiction et le livre permettent son identification, tandis que les apôtres, pieds nus et tenant des évangiles, sont répartis en deux groupes totalisant onze personnes, Pierre étant reconnaissable à une clef. Le tailloir porte en outre l'image d'un douzième homme allongé qui peut évoquer Judas Iscariote. Les chapiteaux du pied-droit nord développent le récit du festin d'Hérode: le chapiteau central montre cinq convives regardant une danseuse arquée, Hérode levant la main en signe de satisfaction et un convive tenant un couteau; le premier chapiteau montre Jean-Baptiste à moitié hors de sa prison, le bourreau brandissant un glaive et un ange suspendu portant un encensoir; le troisième montre Salomé soutenue par un garde présentant la tête à sa mère Hérodiade. Ces compositions se retrouvent dans d'autres églises de la région, notamment Notre-Dame de Doulezon, et renvoient à des modèles originels attribués à l'abbaye de La Sauve-Majeure. Les modillons du gouttereau nord, étudiés par Drouyn, relèvent d'un style gothique et comprennent trois têtes couronnées, trois têtes sans attribut et deux animaux, un félin et un agneau crucifère. La série de modillons gothiques ne porte plus les leçons de moralité qui caractérisaient souvent les séries romanes.

Liens externes